À une entreprise, Armel Tripon parle de sport. À une autre, de l’association Les P’tits Doudous. À une troisième, de réemploi et d’innovation. « C’est un projet à tiroirs », résume-t-il. Derrière l’Imoca Les P’tits Doudous, mis à l’eau en juin 2025, coexistent une ambition sportive, une cause portée par des soignants et une démarche de conception plus sobre. Pour le marin, l’essentiel est de réunir ces dimensions et d’embarquer les salariés de ses partenaires.
« Avant, le sponsoring, c’était un espace publicitaire qui s’appelait un bateau : vous posiez votre logo et nous construisions des opérations de communication autour. Là, ce n’est plus du tout la même approche. On ne cherche pas à vous afficher, mais à créer quelque chose qui va embarquer vos équipes et donner du sens. » Le bateau dépasse ainsi le simple support de visibilité pour devenir un outil de cohésion, un vecteur de rencontres et, selon les mots du skipper, un « objet totem ».
Cette conception s’est imposée après son premier Vendée Globe, où il se classe 11e en 2021. Après avoir bouclé son tour du monde, Armel Tripon décide de changer de modèle. « J’avais envie d’être moins homme-sandwich, d’offrir davantage cette vitrine à une cause. » Ce sera Les P’tits Doudous.
En 2015, son fils, âgé de moins d’un an, a dû être hospitalisé pendant plusieurs semaines. Un an plus tard, Moulin Roty, son partenaire historique, le met en relation avec Nolwenn Febvre, fondatrice et présidente des P’tits Doudous. Sa femme et son beau-père travaillent eux-mêmes à l’hôpital. Armel Tripon s’engage aux côtés de l’associat…