Construction en berne, marché français sous tension, inflation réglementaire : les nuages s’accumulent au-dessus de la filière bois. Pourtant, les professionnels du secteur refusent de céder au pessimisme. C’est l’un des principaux enseignements du premier baromètre réalisé par l’Ifop et dévoilé le 2 juin à Nantes lors du Carrefour international du bois. Réalisée auprès de 100 exposants du salon, l’étude dessine le portrait « d’une filière prudente, mais qui reste mobilisée autour de plusieurs axes de développement », résume Isabelle Trévilly, directrice du pôle Média & digital de l’Ifop.

Isabelle Trévilly, directrice du pôle Média & digital de l’Ifop. NLP – IJ
Le diagnostic est sans ambiguïté. Près de 57 % des répondants jugent le marché français en recul tandis que 13 % seulement le considèrent dynamique. Une situation qui contraste avec les marchés européens et internationaux, perçus comme plus résilients.
Cette dégradation du marché intérieur intervient dans un contexte déjà fragilisé par la crise du logement neuf. « La construction est en baisse depuis deux ans de façon assez importante », rappelle Jean Piveteau, président du Carrefour international du bois et dirigeant de la société Piveteaubois. « Le fait que la filière réalise une année correcte dans un marché en forte baisse est plutôt un succès. »
Les principaux facteurs de tension identifiés par les professionnels confirment ce constat. Le contexte économique arrive largement en tête des préoccupations (56 %), devant le prix des matières premières (47…