Couverture du journal du 12/04/2024 Le nouveau magazine

Super Spectre, la marque inclusive qui monte

Créée en septembre 2023 à Montaigu par Faye et Steeve Mc Dermott, Super Spectre propose une gamme d’accessoires et de combinaisons adaptés aux enfants autistes de 2 à 12 ans. Au-delà des vêtements, la marque souhaite créer une communauté de soutien à la neurodiversité, via une gamme de produits élargie aux aidants et à toutes les personnes sensibles à l’inclusion.

La combinaison ajustée de Super Spectre ©Super Spectre

« On veut devenir le Petit Bateau du handicap », plaisante Faye Mc Dermott, la cofondatrice de Super Spectre. Elle raconte : « Début 2023, notre fils Tommy faisait déjà l’objet d’une suspicion d’autisme. Durant l’été, nous avons été confrontés à des problématiques de déshabillage génératrices de tensions dans notre foyer : notre fils ne supportait plus aucun vêtement. Puis j’ai acheté des combinaisons anti-UV dans un magasin de sport et ça a super bien fonctionné. C’est à l’automne 2023 que le diagnostic est tombé. À ce moment-là, j’ai eu besoin de me rapprocher d’autres familles d’enfants autistes en partageant notre quotidien sur un compte Instagram. Un espace aussi pour vulgariser le handicap et le spectre de ses manifestations auprès du grand public. » Elle précise : « Quand un enfant est constamment habillé en maillot de bain, cela attire les regards plus ou moins bienveillants. J’ai écumé le net pour chercher des vêtements adaptés mais je n’ai rien trouvé à part des produits très médicalisés. » Dépitée, la jeune femme achète finalement ses propres tissus et sollicite une couturière pour confectionner une première combinaison sur-mesure. Au total, 15 prototypes sortent de cette collaboration. « C’est là que l’idée de Super Spectre est née, ajoute-t-elle. D’ici la fin de l’année, nous proposerons une gamme de trois modèles déclinés en trois coloris et matières différents : une combinaison compressive pour les profils hyposensibles, une autre plus large pour les hyper sensoriels et un modèle hybride pour tous. » Entretemps, l’entrepreneure a fait appel à une styliste et à une modéliste pour finaliser le dossier technique. « En parallèle, on a lancé gratuitement des badges et des tours de cou de sensibilisation qui ont cartonné ! On en a expédié 200 : on m’écrivait tous les jours pour savoir où les trouver. Depuis 15 jours, on les a mis à la vente et une cinquantaine d’achats a déjà été enregistrée. » Prochaine étape : trouver un façonnier, de préférence en France, et lancer la production.