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Réseau de chaleur urbain : la stratégie de La Nantaise d’Habitations

Entreprise sociale pour l’habitat créée en 2019, filiale du Groupe Action Logement, La Nantaise d’Habitations (LNH) gère un parc locatif de plus de 13 800 logements en Loire-Atlantique et dans le Morbihan.

La résidence La Grande Noue fait partie des quatre résidences nantaises en cours d'étude de faisabilité pour le raccordement au réseau de chaleur urbain de Nantes métropole © La Nantaise d’Habitations

À Nantes métropole, qui concentre 87 % de son parc, la société investit de longue date dans le raccordement de son parc immobilier au réseau de chaleur urbain. « Nous avons réalisé notre premier raccordement dès janvier 1988 », précise Manuel Le Goff, directeur adjoint en charge du service technique du patrimoine.

Les réseaux de chaleur permettent d’alimenter les logements en chauffage collectif et/ou en eau chaude, via un système de canalisations souterraines qui achemine de la chaleur produite localement par plus de 50 % d’énergies renouvelables et de récupération (incinération des ordures ménagères, biomasse, géothermie…). Avec des avantages côté tarifs, ceux-ci pouvant être de 15 à 30 % inférieurs au prix du gaz (moyenne établie par France Chaleur Urbaine), sur un diagnostic de performance énergétique revu à la baisse et en matière de sécurité d’approvisionnement.

1 887 logements ont ainsi été raccordés depuis 1988, dont près de 500 sur la seule année 2023. Une stratégie qui a nécessité 1 M€ d’investissement. La Nantaise d’Habitations étudie pour 2024 la possibilité de raccorder 255 nouveaux logements, une étape qui porterait à plus de 50 % le nombre de logements raccordés de son parc éligible (pour l’être, les logements doivent disposer d’une chaufferie collective et être en proximité d’un réseau de chaleur urbain).

LNH indique « participer ainsi aux enjeux portés par Nantes métropole dans son Plan Climat Air Énergie territorial visant à réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre par habitant à l’horizon 2030 par rapport aux émissions de 2003, et atteindre 100 % d’énergies renouvelables et récupérables d’ici 2050. »