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Crédit Agricole Atlantique Vendée : quel tourisme dans un monde post-covid ?

Les 5, 6 et 7 octobre, le Crédit Agricole Atlantique Vendée a organisé un hackathon d’une soixantaine d’étudiants des écoles partenaires de la banque sur la thématique du tourisme post-Covid, au Campus by CA à Nantes. Il s’est appuyé sur trois compétences incontournables : la gestion de la data, le design et la dimension RSE. À ce jeu, le projet « Voyage en hiver » l’a emporté.

EQUIPE GAGNANTE VOYAGE EN HVER-©Crédit Agricole Atlantique Vendée, tourisme

L’équipe gagnante du hackathon « Voyage en hiver » -©Crédit Agricole Atlantique Vendée

Pour inventer le tourisme de demain, le Crédit Agricole Atlantique Vendée a choisi de réunir 62 étudiants de la Chaire Impact Positif d’Audencia, de l’École de l’intelligence artificielle-Microsoft Simplon et de l’École de design. « Nous avons mis en place une méthodologie unique, s’appuyant sur leurs compétences respectives, pour résoudre une problématique au format hackhaton, explique Nathalie Massé, responsable management et innovation au Crédit Agricole Atlantique Vendée. Les trois typologies de compétences de ces établissements sont pour nous les compétences de demain. On aura en effet besoin de travailler les données et du design qui est en fait le nouveau marketing pour réinventer l’expérience utilisateur. Enfin, tous les projets doivent aujourd’hui avoir une dimension RSE et une mesure de leur impact. »

Objectif affiché de ce hackathon : dessiner des pistes innovantes pour l’avenir du tourisme en Loire-Atlantique et en Vendée que les jeunes devaient présenter ensuite à un parterre de professionnels du métier. « C’était un vrai beau challenge humain car, 48 heures avant, les jeunes ne se connaissaient pas. Et ils ont réussi », se félicite Nathalie Massé.

UN PROJET CONCRET

La plupart des équipes ont proposé des accompagnements sur-mesure avec des applications pour des parcours touristiques personnalisés. Le premier prix a été décerné au projet « Voyage en hiver » porté par Valentin et Lauriane de l’École de design Nantes Atlantique, Lorène de Simplon, Charbel, Claire-Anne et Damien d’Audencia. « Cette équipe-là a fait le buzz et l’unanimité du jury1 car elle sortait du cadre technique applicatif, observe Nathalie Masson. Elle était concrète, en mettant en avant le voyage en hiver, avec un vrai concept pour compléter la période touristique en concevant un vélo tout terrain équipé d’une petite protection qui permet de faire des voyages nature, spontanés. Il mêlait le ludique avec le Nautilus, un vélo électrique sur-mesure qu’ils ont conçu. Grâce à l’École de design, nous avons eu les schémas de celui-ci, qui permet d’aller d’un point à un autre pour embarquer les touristes sur une nouvelle expérience. Il y a ce vélo, sorte de « Rosalie d’hiver » et l’aspect également ludique et enrichissant du parcours proposé dans des tiny houses. L’empreinte carbone était mesurée, il y avait la gestion de données, et la partie design pour le vélo. Cette équipe a mis le focus sur l’ensemble du parcours. »

Le jury a placé le projet « Au hasard Balthazar » en deuxième position. Une invitation à un voyage surprenant via une application nourrie par l’intelligence artificielle valorisant l’immédiateté, la rencontre d’acteurs locaux du tourisme et celle, inédite, de gens extraordinaires. Le projet

« Ad Iter » s’est classé en troisième position. Il proposait un séjour organisé sur-mesure en réel en Loire-Atlantique et en Vendée, à la rencontre d’acteurs locaux, en version enrichie grâce à la réalité augmentée avec des éléments de surprise. Une autre équipe s’est intéressée à la question du voyage des mineurs. La réinvention des colonies de vacances… « Car les jeunes seront les futurs consommateurs et futurs touristes. C’est une tranche de clientèle sur laquelle on ne s’attarde pas beaucoup », reconnaît Nathalie Massé.

LE TOURISME DE DEMAIN SERA DURABLE ET EXPÉRIENTIEL

Nicole GOURMELON, DG du Crédit Agricole Atlantique Vendée, tourisme

Nicole GOURMELON, DG du Crédit Agricole Atlantique Vendée ©Benjamin Lachenal

Nicole Gourmelon, DG du Crédit Agricole Atlantique Vendée

Pourquoi impliquer la banque dans une telle initiative sur le thème du tourisme ?

Nous sommes une banque très connectée à notre territoire, c’est notre ADN. Nous avons constaté que le tourisme, grand levier de l’économie en Loire- Atlantique et en Vendée, avait besoin de retrouver du sens et de la tonicité par rapport à la crise sanitaire. Les acteurs du tourisme de notre territoire ont la volonté d’aller de l’avant. Économiquement, notre rôle est de l’accompagner. En tant que contributeur à cette dynamique du territoire, nous nous sommes demandés comment faire pour redonner de l’énergie à cet écosystème. Nous avons sollicité les parties prenantes de cette dimension touristique dans notre région. Le tourisme de demain sera durable, authentique et expérientiel. Et comme nous avons créé une École des transitions dans notre caisse régionale, qui est le fruit d’un premier partenariat avec Simplon et Microsoft sur l’intelligence artificielle et un deuxième avec l’École de Design sur l’expérience client et un troisième en signant avec la Chaire Impact Positif Audencia, nous avons mis ces étudiants en relation avec l’écosystème sur le thème du tourisme.

Transition et innovation sont deux piliers importants pour aborder cette période post-Covid. Comment voyez-vous cela ?

J’ajouterais aussi la dimension jeunesse, c’est-à-dire avenir. Nous nous sommes appuyés sur les jeunes qui sont en alternance dans différentes entreprises de notre territoire pour leur dire : « donnez-nous des idées pour redynamiser le tourisme, innovez, ne vous interdisez rien », avec cette volonté d’intégrer la responsabilité sociale et sociétale, le monde d’aujourd’hui et de demain. Les jeunes ont réfléchi sur le tourisme pour toutes les générations.

Qu’est-ce qui vous a étonné ?

Ils sont très attachés à la responsabilité sociale d’entreprise, la dimension environnement et préservation de la planète. Le premier prix, « Voyage en hiver » qui répond à la problématique de création de flux touristique en période hivernale s’appuie sur des déplacements à vélo électrique et un hébergement à basse consommation énergétique qui permet de limiter son empreinte carbone.

Le Crédit Agricole soutiendrait-il des start-up qui porteraient ces projets ?

Quand nous prenons ce type d’initiative, c’est pour montrer que nous sommes plus qu’une banque, que nous sommes un acteur territorial. Ces projets ont de l’intérêt s’il y a quelqu’un qui leur donne les moyens de réussir. Bien sûr, nous regarderons cela avec beaucoup d’attention.