Pour Guillaume Dubois, directeur de l’aéroport Nantes Atlantique, l’arrivée d’Air Canada constitue un signal fort : « Montréal est une destination essentielle de notre réseau. » Une conviction partagée par Air Canada, qui travaillait sur ce projet de longue date. « C’est une route que nous préparons avec l’aéroport depuis plus de cinq ans », confirme Alexandre Lefebvre, vice-président de la compagnie.
Si la métropole québécoise demeure la destination phare, l’enjeu dépasse largement la liaison Nantes-Montréal. Air Canada entend en effet s’appuyer sur son hub de Montréal pour connecter le Grand Ouest à l’ensemble de l’Amérique du Nord. Depuis la métropole canadienne, les voyageurs peuvent accéder aux principales villes du Canada ainsi qu’à plus de 35 destinations américaines. « La valeur ajoutée pour Nantes et pour le Grand Ouest, c’est cette capacité de connexion », explique Alexandre Lefebvre.
Cette stratégie repose sur une demande existante. Selon Air Canada, près de 100 000 passagers ont voyagé entre Nantes et le Québec en 2025, en vols directs ou avec correspondance. « Même avec la liaison directe d’Air Transat entre Montréal et Nantes, beaucoup de passagers passaient par Paris-Charles-de-Gaulle. Il existait donc une demande non satisfaite », estime le dirigeant. La compagnie observe d’ailleurs une progression de 17 % sur le marché Nantes-Québec en 2026. Une dynamique portée par le tourisme, les échanges universitaires mais aussi les déplacements professionnels.
Pour séduire cette clientèle d’affaires, Air Canada déploiera dès le 23 juillet son nouvel Airbus A321XLR. Doté de 14 sièges lits en classe affaires, cet appareil doit permettre à Air Canada de mieux répondre aux besoins de la clientèle business. Il consommerait également 25 à 30 % de carburant de moins que la génération précédente.
Côté réservations, les premiers résultats sont encourageants : les vols de juillet affichent déjà un taux de remplissage de 80 %. De quoi nourrir certaines ambitions. « Si la saison est bonne, la route pourrait être exploitée à l’année », avance Alexandre Lefebvre.