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MySkilliz souhaite activer d’autres marchés

Implantée à Treillières depuis 2010, la SAS Quadrare MySkilliz (190 k€ de CA au 30 juin 2023) continue de déployer son logiciel dont le but est de valoriser la personne en situation de handicap dans son parcours professionnel.

Laëtitia Charrière, MySkilliz

Laëtitia Charrière a fondé MySkilliz pour valoriser les personnes en situation de handicap dans leur parcours professionnel. ©MySkilliz

Ce second semestre a ainsi été bien rythmé pour Laëtitia Charrière. Depuis septembre, son entreprise Quadrare MySkilliz (trois salariés), agréée Esus (Entreprise solidaire d’utilité sociale) depuis 2021, a intégré le dispositif ADN Booster du réseau ADN Ouest, puis rejoint le programme d’accélération du réseau Atlanpole via lequel elle bénéficie d’un accompagnement de cinq ans. Puis, elle a remporté coup sur coup deux prix, l’un le 19 octobre lors du Start-up & Innovation Day et le second le 25 novembre lors des Trophées d’insertion professionnelle du Medef et de l’Agefiph.

Autant d’occasions pour mieux se faire connaître. À l’heure actuelle, son logiciel, qui permet d’évaluer de manière déclarative les savoir-faire des personnes en situation de handicap, et ce, à partir d’un référentiel de compétences (connaissances, aptitudes physiques, savoir-être…), et de rendre visible leur progression professionnelle, s’adresse à une centaine d’Esat et d’IME (Instituts médico-éducatifs) dans toute la France, soit près de 4 000 usagers. Mais Laëtitia Charrière a bien l’intention de s’ouvrir à de nouveaux marchés. « Je souhaiterais m’adresser plus largement au secteur du handicap et aux structures d’accompagnement de l’emploi, afin de cibler aussi des personnes éloignées de l’emploi. »

Pour l’accompagner dans cette ouverture, elle envisage de lever des fonds, entre 400 k€ et 600 k€, l’année prochaine. Un changement d’échelle qu’elle envisage avec une équipe renforcée. À ce titre, elle recrute plusieurs profils (développement commercial, administratif, chef de projet, formateurs…). « Dans deux ans, nous devrions atteindre une dizaine de personnes », projette la dirigeante, qui prévoit aussi un autofinancement net positif d’ici 12 à 18 mois.