Couverture du journal du 12/04/2024 Le nouveau magazine

Meule Bleue : « Délivrer une parole officielle dans un cadre décalé »

En attendant la 10e édition du Grand Prix Meule Bleue qui se déroulera du 13 au 15 septembre sur le circuit des 24h du Mans, l’IJ, partenaire de l’événement, vous propose d’en découvrir les coulisses. Cette semaine, un personnage haut en couleur : Calixte de Nigremont, maître de cérémonie attitré.

Calixte de Nigremont, cérémonie, Meule Bleue

Calixte de Nigremont, maître de cérémonie du GP Meule Bleue. ©Michel Cathelineau

Comment êtes-vous devenu maître de cérémonie pour le GP Meule Bleue ?

Tout simplement parce que je suis maître de cérémonie depuis 26 ans. Je présente des événements, c’est mon métier. C’est par ce biais que j’ai rencontré Philippe Maindron. Nous avons assez vite pris l’habitude d’inventer des concepts assez délirants comme le Fonacon, le front d’opposition à la nouvelle année (de 2007 à 2010, NDLR). J’étais là aussi pour animer les 14 ans de Maison Bleue, l’entreprise qu’il dirigeait à l’époque. J’avais suggéré de faire une compétition de mobylettes avec plusieurs épreuves : les jeunes contre les vieux, les chics contre les décontractés… Ce fut un succès qui a directement inspiré le GP Meule Bleue. Et c’est tout naturellement que j’en suis devenu le maître de cérémonie attitré.

D’une façon générale, quel maître de cérémonie êtes-vous ?

J’incarne un personnage très vieille France avec une redingote noire, une chemise à dentelles, une culotte à la française et des bottines. J’ai un maquillage poudré façon cour de Versailles et des bijoux à tous les doigts. C’est un costume assez voyant et repérable, ce qui offre bien des avantages dans le cadre d’une manifestation comme la Meule Bleue.

Et sur le Grand Prix, quel est votre rôle ?

Je suis là pour délivrer une parole officielle, celle des organisateurs, dans un cadre décalé et festif. J’interviens pour formaliser les temps officiels, comme le lancement et l’arrivée de la course ou la remise des prix. J’assure un commentaire permanent de tout ce qui se passe pour que chacun sache ce qu’il doit faire et comment cela fonctionne. Je suis là aussi pour canaliser le penchant naturel des participants à faire la fête pour rester dans les clous, notamment pour des questions de sécurité et de bonne organisation générale. Mon rôle a évolué en même temps que le GP grandissait et que le nombre de participants augmentait. Ce n’est pas la même chose de donner le coup d’envoi Place Napoléon que sur le Circuit des 24 heures du Mans. La dimension et le format de l’événement conditionnent forcément mes interventions.

Que vous a apporté professionnellement cette expérience ?

Cela m’a donné une visibilité auprès de plusieurs centaines d’entreprises du grand Ouest. Il m’arrive régulièrement d’être contacté, soit directement, soit via Maindron Production, par des dirigeants qui m’ont vu lors des Meules Bleues et qui cherchent un maître de cérémonie pour leur soirée d’entreprise.

À quoi faut-il s’attendre pour cette 10e édition ?

Les gens vont vouloir retrouver la magie des éditions précédentes. Un événement comme celui-là, on n’en fait pas beaucoup dans une vie. Comme je ne fais que de l’improvisation, je ne sais pas encore comment je vais mettre mon grain de sel dans tout ça.