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L’Incubateur Centrale-Audencia-Ensa cible les start-up à impact

170 entreprises ayant créé 900 emplois sont aujourd’hui en activité grâce au soutien de l’Incubateur Centrale-Audencia-Ensa qui a fêté le 23 novembre dernier ses dix ans.

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Pierre Durand, directeur de l’Incubateur Centrale-Audencia-Ensa. ©Andencia-Boisserolle

Lors de sa création, en 2013, l’incubateur mis en place par les trois écoles, Centrale, Audencia et l’École Nationale Supérieure d’Architecture, fait figure de pionnier. Aujourd’hui, ses résultats sont salués, non seulement pour les start-up qui ont réussi à prendre leur envol grâce à lui, mais également pour le fait qu’il est le seul incubateur en France à hybrider trois champs de compétences, en ingénierie, management et architecture, pour développer des solutions novatrices et durables. Depuis sa création, 170 entreprises ont été accompagnées, bénéficiant de l’expertise des trois écoles. Fin 2023, les start-up accompagnées ont levé un total de plus de 82 M€ et généré plus de 900 emplois.

« Une variété de projets impressionnante »

Pierre Durand, directeur de l’incubateur, met en avant, comme élément clé de cette réussite la notion d’écosystème des écoles et de la région. « Nous accompagnons une variété de projets impressionnante, qu’il s’agisse de deeptech[1], de digital ou d’innovation sociale. C’est fabuleux de trouver dans un même lieu autant d’énergie », souligne-t-il. Parmi les réussites enregistrées grâce à l’incubateur, on peut citer celle de D-Vine qui a développé une technologie permettant de servir le vin au verre dans des conditions parfaites. Cette start-up a décroché deux prix au CES de Las Vegas et le concours Lépine en 2016. Elle est aujourd’hui commercialisée dans une dizaine de pays, auprès de plus de 800 établissements hôteliers et touristiques.

Autre fleuron passé par l’incubateur : Stimcar, incubée en 2019, gère aujourd’hui 12 sites de reconditionnement de véhicules d’occasion répartis en France. En 2022, cette start-up a fait entrer à son capital la multinationale Stellantis, lui permettant d’accélérer le déploiement de sa solution en Europe, avec des implantations en Espagne, en Italie et en Allemagne.

La démarche à impact, critère majeur de sélection

Pour sa part, Farwind Energy, présente la particularité d’être un spin-off de l’École Centrale de Nantes. Créée en 2021 dans ses laboratoires de recherche, cette start-up travaille à la conception d’un navire autonome capable de transformer l’énergie du vent capté en haute mer en électricité stockée. Farwind porte aussi depuis mars 2023 le projet “Maghic” qui vise à étudier la mise en œuvre d’une filière de production d’hydrogène vert aux Caraïbes.

« La démarche à impact est un critère majeur de sélection pour entrer dans l’incubateur. Nous n’allons pas exclure des projets qui n’auraient pas démontré un impact, mais le positionnement des porteurs de projet doit contribuer positivement à la planète. Ce qui nous intéresse, c’est de voir comment nous allons accompagner ces créateurs de façon à ce que, in fine, ils soient des impacteurs très forts. C’est dans l’histoire de l’incubateur dès 2013 », précise Christophe Collignon, directeur général adjoint d’Audencia.

[1] Jeunes entreprises développant des techniques considérées comme fortement novatrices.