Le Martine Club mène la danse à Noirmoutier

Le Martine Club s’est imposé en quelques années comme l’un des rendez-vous électro incontournables de l’été. Derrière les six dates qui réunissent jusqu’à 5 000 festivaliers par soir se cache Luze Production. Cette petite entreprise a construit un modèle économique sans subventions bâti sur la billetterie, la maîtrise des coûts et un fort ancrage local.

Scène des Opens Air Martine Club

Scène des Opens Air Martine Club LUZE PRODUCTION

Imaginez, le soleil descendant derrière les marais salants, les DJ prennent place derrière les platines devant plusieurs milliers de festivaliers. À Noirmoutier, la scène est devenue familière. En six ans, le Martine Club a changé d’échelle : six soirées, jusqu’à 5 000 personnes par date et une fréquentation attendue de 25 000 entrées sur l’ensemble de l’édition.

Le plus frappant, c’est qu’il ne semble plus y avoir de difficulté à remplir. Les places partent parfois au dernier moment, les vacanciers décident dans l’après-midi de passer leur soirée au festival et, sur l’île, tout le monde connaît le Martine Club. Comment ce rendez-vous est-il devenu un phénomène estival ? Derrière l’événement se trouve Luze Production, une société créée par sept passionnés et qui ne compte que trois salariées permanentes, épaulées par une vingtaine de bénévoles tout au long de l’année.

L’histoire commence avec Iode Festival, un événement associatif imaginé par sept amis férus de musique électronique. Pendant trois éditions, le collectif organise un week-end électro à Noirmoutier. Le public répond présent, mais les fondateurs comprennent vite les limites du modèle associatif.

En 2021, ils décident donc de professionnaliser le projet. L’association laisse place à une société de production événementielle, Luze Production, tandis que le festival devient le Martine Club. Il ne s’agit plus d’organiser un seul week-end en août, mais…

Inscription à la newsletter

Notre dernier magazine

Lire nos magazines