En neuf mois, TikTok a atteint 100 millions d’utilisateurs. ChatGPT, lui, n’en a eu besoin que de deux. Pour Laurent Pecqueux, directeur associé d’Oresys et expert data intelligence & IA, cette vitesse d’adoption en dit beaucoup de la révolution en cours. Mais en entreprise, le passage à l’IA ne se résume pas à ouvrir des comptes et distribuer des outils. Il suppose d’embarquer les collaborateurs, de définir les usages et de maintenir l’humain aux commandes.
« L’IA arrive et vient percuter l’organisation des entreprises », pose Hedy Zouaoui, vice-président de la CCI Nantes Saint-Nazaire en charge du digital et de l’innovation, en ouverture de la première table ronde de Nantes Digital Week. Pour le représentant de la chambre consulaire, l’enjeu est double : « À la fois sociétal et d’acculturation. » Avant les outils, donc, les usages.
Car les gains potentiels sont réels. Selon Laurent Pecqueux, les assistants généralistes peuvent permettre jusqu’à trois heures de gain par semaine aux salariés sur leurs tâches quotidiennes : synthèses, comptes rendus, recherche d’informations, etc. Avec des assistants spécialisés ou des agents capables d’agir dans les processus métiers, les gains peuvent aller plus loin. Mais plus l’IA intervient dans le travail, plus la vigilance doit monter d’un cran.
« Il faut vraiment garder l’esprit critique sur tout ce que vous fournit l’IA », insiste l’expert d’Oresys. Une réponse formulée avec assurance n’est pas n…