Une cloison peut-elle raconter cinquante ans d’évolution du monde du travail ? Chez Cigne, l’histoire commence en 1976 à Nantes, sous le nom de Nantes Équipements. En 1984, l’entreprise crée son propre atelier de fabrication et de transformation.
Cinq décennies plus tard, le métier a changé. Pour accompagner le télétravail, le travail hybride ou le flex office, la société élargit son savoir-faire. En 2016, elle développe une activité de contractant général, intégrant architecture intérieure et gestion de projets clés en main. En 2017, Nantes Équipements devient Cigne.
Aujourd’hui, l’entreprise accompagne ses clients de la conception à la réalisation : conseil et space planning, architecture intérieure et design, cloisons et solutions acoustiques, et pilotage des travaux. « L’objectif est de comprendre l’activité et les usages de chaque client pour créer un lieu qui lui ressemble », explique l’entreprise.
Cette approche l’amène au-delà du bureau : sièges sociaux, agences, industries, mais aussi cafés, restaurants, commerces ou salles de sport. Cigne indique aménager plus de 50 000 m2 de surfaces professionnelles par an.
Côté chiffres d’affaires, l’entreprise est passée de 7,5 millions d’euros en 2019 à 11,9 millions d’euros en 2023, avant de revenir à 8,5 millions d’euros en 2025. Cette année, Cigne table sur environ 10 millions d’euros.
Son territoire s’élargit aussi. Après Angers en 2023, Cigne s’implante à Rennes en 2024 et y ouvre un showroom en 2025. Avec trois implantations et 24 salariés, la PME conserve une organisation à taille humaine.
Pour ses cinquante ans, Cigne ne fixe pas encore de nouveaux objectifs chiffrés. Elle entend surtout rester attentive à l’évolution des usages et aux besoins de ses clients. Une manière, pour la PME nantaise, de préparer les cinquante prochaines années sans renier la recette qui a accompagné son développement : faire évoluer son métier avec celui de ses clients.