Couverture du journal du 19/04/2024 Le nouveau magazine

Immobilier – Le deuxième siège de Doctolib sur l’île de Nantes

Doctolib occupera 7 800 m2 de l’un des immeubles de l’îlot Bergeron, ancien site Alstom, construit par le promoteur Quartus au cœur du quartier de la Création. La locomotive de la French tech compte, en y installant en septembre 2025 son « deuxième siège », passer ses effectifs nantais de 400 à plus de 750 personnes. 

Doctolib, Nantes

Doctolib occupera 7 800 m2 de l’un des bâtiments de l’îlot Bergeron construit par le promoteur Quartus. © Studio Persevoir-Alexandre Chemetoff & associés

Santé. « Nous avons eu, il y a quatre ans, la volonté d’implanter un deuxième siège à Nantes où nous étions depuis les débuts de Doctolib. Nantes est, après Levallois (Hauts-de-Seine), le premier lieu où nous nous sommes implantés. C’est notre principal bureau, hors Paris, avec les équipes commerciales, le service client et technologie, soit 400 personnes, actuellement dans des espaces de coworking dans la métropole », explique Jean-Urbain Hubau, directeur général France de Doctolib. La plateforme revendique aujourd’hui 50 millions d’utilisateurs en France, dont 7 millions de plus de 60 ans et 60 % en dehors des grandes villes, auprès de 150 000 professionnels de santé.  

Les atouts nantais 

L’implantation de Doctolib sur l’île de Nantes, au cœur du quartier de la Création, auprès du pôle santé et du CHU, était une évidence pour la licorne française qui opère également en Allemagne et en Italie. « Nous travaillons avec le CHU depuis cinq ans, pour lequel nous avons réalisé de nombreuses innovations, notamment la prise de rendez-vous multi-praticiens. Au CHU, il y a de grosses exigences et un important souci d’innovation », note Jean-Urbain Hubau.  

« Doctolib a la volonté de garder la proximité avec les clients utilisateurs. À Nantes, nous en avons historiquement beaucoup car nous équipons notamment le CHU et avons des points réguliers toutes les deux semaines avec ses équipes. L’autre volet est aussi celui du recrutement car il y a de superbes potentiels en termes d’écoles et de formation à Nantes, ce qui nous permet d’attirer des talents pour consolider nos innovations à venir », souligne de son côté Arnaud Feret, responsable chez Doctolib des relations avec les institutions de la santé.  

« Quand on propose aux personnes de Levallois de venir à Nantes, nous n’avons pas de problèmes pour les convaincre », sourit Jean-Urbain Hubau. Mais il reconnaît : « Il faut offrir le meilleur aux talents très demandés dans le domaine du développement et qui ont un vrai attachement pour le centre-ville. C’était compliqué de trouver un lieu. L’autre aspect est que nous souhaitons être près de la communauté médicale et du CHU et proche de tout ce qui est tech et digital, pour collaborer avec les entreprises de la tech, proches du quartier de la Création et du pôle santé. C’est essentiel d’être à l’intersection de cela. » 

Emménagement en septembre 2025 

Doctolib décline un plan de croissance ambitieux, avec le développement de nouveaux services pour les professionnels de santé. « Nous grossissons au fur et à mesure que nous signons de nouveaux segments de marché. Les gens nous connaissent surtout pour l’agenda, la prise de rendez-vous en ligne, mais nous avons développé des services de logiciels métiers pour les gynécologues, les cardiologues, les médecins, les kinésithérapeutes, pour enregistrer les données de la consultation ou faire les ordonnances, faciliter leur quotidien afin de permettre aux professionnels de santé d’être entièrement dédiés à leurs patients », précise Jean-Urbain Hubau, qui se félicite du choix d’installation en septembre 2025 dans deux bâtiments respectueux de l’environnement.