Le feu vert est tombé début mars. Pour Mathieu Verger, directeur de l’hôpital privé nantais Confluent depuis l’été dernier, l’obtention du permis de construire marque une étape clé dans un projet mûri de longue date. « On commençait à être en saturation du plateau technique », résume-t-il.
Située sur un site déjà dense de 58 000 m2 à la place de l’actuel parking des médecins, l’extension de 4 000 m2 ne relève pas du simple ajustement. Elle traduit une évolution plus profonde du modèle hospitalier. À l’horizon 2028, un nouveau bâtiment accueillera, au rez-de-chaussée, des consultations en ophtalmologie, chirurgie de la main et radiologie, et à l’étage, neuf blocs opératoires dédiés à la chirurgie ambulatoire, qui viendront compléter les 29 existants.
« Nous allons créer un circuit « fast track », avec des interventions très courtes et peu invasives », détaille le dirigeant. Une organisation pensée pour des patients présents seulement quelques heures, loin du modèle hospitalier classique.
L’ambulatoire, nouveau standard
Car derrière l’investissement immobilier, c’est bien une transformation structurelle qui se joue. « Aujourd’hui, les trois quarts de la chirurgie se font en ambulatoire », rappelle Mathieu Verger. Une évolution portée à la fois par les progrès médicaux et par les contraintes économiques du secteur.
À travers cette extension dont le lancement des travaux est prévu mi-juin, Confluent entend capitaliser sur cette dynamique. Les spécialités ciblées (ophtalmologie, gastro-entérologie, chirurgie de la main…