Le 9 avril, le barreau de Nantes a publié un manifeste signé par ses 1 350 avocates et avocats, dénonçant une réforme « de pénurie déguisée ». Une prise de position contre le projet de loi SURE (sanction utile, rapide et effective) rare par son ampleur, à quelques jours des mobilisations à Rennes et Paris, le 13 avril.
Au cœur du litige : l’introduction d’une procédure simplifiée pour juger certains crimes, inspirée du plaider-coupable. Lorsqu’un accusé reconnaît les faits, une formation restreinte pourrait statuer hors audience publique, sauf opposition de la partie civile dans un délai de dix jours.
Pour le bâtonnier Louis-Georges Barret, la logique est préoccupante…