Couverture du journal du 18/06/2024 Le nouveau magazine

En plein tourbillon, SMT Performances continue d’innover

Face aux difficultés qui s’accumulent et à la hausse des coûts, notamment de matières premières, certaines start-up se voient affectées dans leur développement. C’est le cas de SMT Performances (Saint-Herblain) qui se confie sur ses difficultés.

SMT Performances, Saint-Herblain, développement

SMT Performances s’appuie aujourd’hui sur une équipe de 11 salariés en CDI pour faire évoluer en permanence son offre. © SMT Performances

Après deux ans de R&D, deux levées de fonds en 2019 et 2021 de 200 k€ et plus d’1M€ qui a permis de faire grimper les effectifs à 15 personnes, le lancement du traceur GPS « Pégase » pour motos (17 000 boîtiers en circulation), une extension sur le marché européen (Italie, Pays Bas, Belgique…), les temps sont plus durs pour la start-up SMT Performances née à Saint-Herblain en 2017. « Toutes les difficultés sont apparues d’un coup ! Après le Covid, nous avons été impactés par la rupture de composants. Nous avons donc surstocké, ce qui a coûté de l’argent. Puis la situation s’est aggravée avec la crise en Ukraine (hausse des coûts des matières premières et du transport). Il faut aussi composer avec le marché de la moto, en berne. Après avoir connu 100 % de croissance, le rythme est de 30 % environ », témoigne Guillaume Pauwels, l’un des quatre fondateurs en charge du marketing et des finances. Et d’ajouter : « Nous avons fait le choix de ne pas augmenter nos prix, mais de proposer un abonnement à 5 € par mois pour notre nouvelle offre haut de gamme Flashbird. Seulement, dans le contexte inflationniste actuel, c’est un frein psychologique. » Lancé début 2023, ce traceur 4G permet de connaître en temps réel la localisation du véhicule (voitures, camionnettes, motos…). « Aujourd’hui, les résultats sont conformes à nos objectifs. Actuellement, 3 000 boîtiers sont en circulation. »

En parallèle, l’équipe (11 salariés en CDI) mise sur le marché européen « moins contracté » qui représente environ 30 % du CA (non communiqué). « Mais ne pas avoir de relai sur place est un frein. Se développer physiquement fait donc partie de nos projets. »
Pour le moment, l’entreprise dit « faire le dos rond ». Si la start-up a activé le chômage partiel, réduit notamment ses dépenses en marketing et communication et gelé ses recrutements, elle investit en revanche dans sa nouvelle solution pour la faire évoluer en permanence. Elle mise aussi sur ses produits 100 % made in France confectionnés chez Garos (Crouzet) à Couëron pour alimenter le bouche-à-oreille.