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« Détours Vagabonds » donne du sens aux vacances !

Amadou Séméga, ancien éducateur sportif et formateur spécialisé dans les activités de pleine nature, a lancé l’année dernière « Détours Vagabonds », la première agence de slow tourisme équitable et solidaire de Vendée.

Détours Vagabonds

Un groupe pratiquant le vagabondage avec Détours Vagabonds. Photo Détours Vagabonds

« J’ai grandi entouré par la nature et mes souvenirs d’enfance sont tous liés aux forêts et aux montagnes », raconte-t-il. « Détours Vagabonds est l’aboutissement d’un cheminement personnel, motivé par un désir : amener les gens dehors ! »

L’agence propose une offre touristique innovante basée sur l’itinérance. Elle s’adresse au public, aux structures éducatives et d’insertion, ainsi qu’aux professionnels. « Pour les entreprises, nous organisons des séminaires d’aventure, avec ou sans nuitée, axés sur la reconnexion avec la nature pour libérer le potentiel individuel au service du collectif », explique l’entrepreneur.


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Ciblant le rétro-littoral vendéen, « Détours Vagabonds » encourage la rencontre avec des habitants engagés dans des démarches de transition écologique. « Cela peut être un éco-lieu, un maraîcher bio ou une association d’éducation à l’environnement », précise-t-il. « L’idée est de découvrir les vacances autrement, en adoptant des mobilités douces (à pied, à vélo, en canoë, en calèche, à dos d’âne…) et des techniques de bivouac. Certaines étapes se font sous tente, dans des lieux privés équipés de toilettes sèches et de douches solaires. Il s’agit de redécouvrir la notion d’abri de manière simple : avoir un toit au-dessus de la tête, de l’eau à boire, de quoi se nourrir, etc. »

Initialement destinée aux non-Vendéens citadins, l’offre de l’agence s’est élargie aux locaux. « Des Vendéens m’ont sollicité pour découvrir des endroits confidentiels le temps d’un week-end. Aujourd’hui, mon offre s’affine : des séjours accompagnés longs ou courts, en petits groupes de huit personnes maximum pour les locaux… mais pas seulement ! »

Un autre volet important de l’agence est la rencontre entre les voyageurs en quête de reconversion à la campagne et les habitants déjà installés. « Les échanges doivent être sincères et sans filtre, pour comprendre qu’il y a aussi des contraintes dans le changement. Cela permet de faire un choix en conscience et d’ouvrir le champ des possibles », souligne Amadou Séméga.

Pour lui, le slow tourisme ne signifie pas ne rien faire. « C’est l’occasion de se construire ou de se reconstruire, en touchant du doigt ce qui nous convient ou non. Le slow tourisme, c’est prendre du recul sur sa façon de vivre et de consommer au quotidien. C’est aussi prendre le temps de l’échange et de la rencontre avec soi-même et les autres », conclut-il.