Couverture du journal du 30/09/2022 Consulter le journal

Aux Sables d’Olonne, Codes Rousseau rejoindra Numérimer en 2023

La société d'édition vendéenne a posé le 16 mars la première pierre de son nouveau siège social. Codes Rousseau s'implantera en 2023 sur Numérimer, le pôle rassemblant les entreprises du digital à l'entrée des Sables d'Olonne. L'investissement de 4,4 M€ va permettre de reconfigurer l'organisation de l'entreprise presque centenaire dont le digital représente aujourd'hui 70% de l'activité.

Pose de la première pierre par Michel Goepp, président de Codes Rousseau et Olivier Fretay, directeur général ©Codes Rousseau

Si l’entreprise vendéenne, spécialiste de l’équipement des auto-écoles vend encore chaque année 400 000 codes de la route, le numérique représente désormais 70% de l’activité des Codes Rousseau : simulateur de conduite, plateforme de gestion pour les auto-écoles, application interactive pour les élèves, e-learning… La digitalisation de l’entreprise s’accélère au fil de ses innovations. Avec, pour corollaire, une évolution des métiers, des pratiques et des profils.

Sis dans un bâtiment vétuste, aujourd’hui inadapté à son évolution, l’éditeur vendéen rejoindra début 2023 le pôle Numérimer à l’entrée des Sables d’Olonne. Dédié aux entreprises du digital, il compte déjà une vingtaine de sociétés installées depuis sa création en 2014 et 150 emplois. Là, Codes Rousseau fait construire son nouveau siège social moyennant un investissement de 4,4 M€. Michel Goepp, son président et Olivier Fretay, l’actuel directeur général, appelé à lui succéder, ont posé le 16 mars la première pierre donnant le coup d’envoi des travaux.

7 à 8 recrutements pour renforcer l’équipe informatique

Sur un terrain de 8 000 m², l’entreprise va construire un bâtiment de 1 500 m2 sur deux niveaux destiné aux bureaux, soit 500 m2 de plus qu’actuellement et un autre de 1 800 m2, pour la logistique au lieu de 3 000m2 jusqu’à présent. La réalisation du projet a été confiée au groupe nantais CIS, spécialiste des bâtiments tertiaires et industriels. La livraison est espérée début 2023 et le déménagement en juin 2023. « Nous avons besoin de plus de place pour développer nos équipes informatiques, indique Olivier Fretay. Nous avons prévu de recruter encore cette année 7 à 8 développeurs pour compléter l’équipe forte déjà de 10 personnes ». Au total, les nouveaux bâtiments sont calibrés pour accueillir 95 salariés en 2023 -dont 15 à la logistique- contre 67 aujourd’hui. En revanche, les entrepôts seront plus petits mais plus hauts pour consommer le minimum de surface. « En fait, nous avons quand même besoin de place. Un simulateur de conduite prend environ 3m2. Et les ouvrages papier continuent de se vendre », précise le directeur général.

Studio d’enregistrement et auto-école témoin

Le nouvel arrivant, à l’origine de la création de Numérimer avec Gilles Sallé, le dirigeant d’AMP Visual TV, va aussi contribuer à dynamiser l’éco-système de Numérimer. Il compte déjà un datacenter, un espace de co-working, des start-ups, une pépinière d’entreprise et une nouvelle antenne de l’Intech, école supérieure des métiers de l’informatique. Un vivier d’étudiants bienvenu pour Codes Rousseau.
Le nouveau bâtiment est pensé pour être agile et modulable avec des espaces de travail en commun, un studio d’enregistrement pour les chaînes Twitch et Youtube (lancée pendant le confinement) et une auto-école témoin où tous les produits seront présentés. Très largement ouvert sur l’extérieur, il accueillera sur ses baies vitrées la dernière innovation maison : la vitrine digitale. Destinée aux auto-écoles, ce nouveau média dynamique piloté par les Codes Rousseau permettra aux auto-écoles de diffuser des informations telles les horaires d’ouverture, les dates des prochains examens, ou les tarifs de l’auto-école.

Incertitudes pour 2022

Forte des innovations et portée par un rattrapage des examens, stoppés pendant la crise sanitaire, Codes Rousseau a réalisé un exercice en croissance avec un chiffre d’affaires de 18 M€ en 2021. Il était de 14 M€ en 2019 et 2020. Même si les rattrapages se poursuivent, la société ne présage pas de l’exercice 2022. Avec la hausse du prix des carburants, l’activité des auto-écoles pourrait bien connaître un ralentissement. Cela pourrait aussi bénéficier à la vente de simulateurs. Pour l’heure, la société sablaise planche sur de nouveaux lancements digitaux qui seront dévoilés prochainement.