Fédérer et rassembler tous ceux qui entreprennent dans les territoires. Fin juin, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) adoptait une nouvelle identité et la déclinait en région. « Un nom qui a pu faire débat dans les territoires, notamment sur sa possible féminisation, mais qui parle à tous, sans ambiguïté », reconnaît Thierry Barbarit, président des Entrepreneurs Vendée lors de la conférence de rentrée. L’organisation patronale garde donc son ADN et continue de « défendre et agir, d’accompagner et soutenir », complète Mohammed Abdouni, secrétaire général dans le département. Plus qu’une taille d’entreprise, Les Entrepreneurs Vendée veulent représenter « une manière d’entreprendre ».
Lors de ce rendez-vous officiel, Thierry Barbarit est également revenu sur la conjoncture économique. « Avec les crises à répétition ces cinq dernières années, la résilience des chefs d’entreprise est mise à rude épreuve », a-t-il confié, mettant l’accent sur les tensions qui pèsent de plus en plus sur les trésoreries et sur le moral des dirigeants. « Avant, quand un dirigeant en difficulté nous contactait, c’était d’abord pour parler des problèmes de son entreprise. Maintenant, il parle aussi de lui et il ne va pas bien. C’est un vrai changement », souligne Mohammed Abdouni.
Malgré ce constat morose et la fragilité croissante des entrepreneurs, Thierry Barbarit garde une lueur d’optimisme. D’abord parce que la parole se libère. Demander de l’aide n’est plus tabou, et être placé en redressement judiciaire « n’est plus un gros mot ». « Être placé sous la protection du tribunal de commerce est davantage considéré comme un outil pour rebondir », résume le président.
Thierry Barbarbit veut aussi délivrer un message positif aux futures générations d’entrepreneurs. Avec 500 000 entreprises à transmettre en France dans les dix ans à venir, la question du renouvellement des dirigeants constitue en effet un enjeu majeur. D’où l’importance, selon lui, de sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat au travers d’événements comme « Entreprendre pour apprendre », mais pas seulement. « La solution est parfois en interne, avec des salariés qui ont envie de reprendre ». Encore faut-il les accompagner, notamment sur la question du financement, estime-t-il. Et de rappeler que Les Entrepreneurs Vendée ne sont pas là qu’en cas de difficulté mais aussi pour soutenir la création d’entreprise.
En Vendée, l’organisation patronale compte 230 adhérents et représente plus de 4 000 entreprises dans les secteurs des services, de l’industrie, du commerce, de l’artisanat, des professions libérales et de l’agriculture.
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