Impossible n’est pas Emma Capron. Quand cette dirigeante vendéenne de vingt-sept ans a une idée en tête, à aucun moment elle ne conçoit que cela puisse échouer. Elle revendique une vision claire et « définitive » de son projet et imagine, dès le départ, les choses « en grand ». Une détermination à toute épreuve qu’elle explique par « un superpouvoir », celui de croire « vraiment » en ses rêves. Une confidence tout en sourire et sérieux pour celle dont l’entreprise lancée officiellement en 2022 affiche un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros, qu’elle ambitionne de doubler cette année. « Quand j’ai imaginé Slash Intérim, j’ai tout de suite su que je voulais créer un géant de l’intérim. On veut être les premiers en France et, pourquoi pas, demain, aller l’international », poursuit Emma Capron.
Et si elle semble si sûre d’elle, c’est que son concept réinvente le secteur de l’intérim. Inspiré de ce qui se fait dans l’immobilier, le modèle de Slash Intérim repose sur un réseau d’indépendants. Sur le terrain, des experts mettent en relation des intérimaires et des entreprises grâce aux outils support mis à disposition par la start-up. Quatre ans après son lancement, ils sont déjà 200, épaulés par une trentaine de salariés répartis entre La Roche-sur-Yon, le siège social, Paris, Bordeaux et La Rochelle. D’ici 2030, Emma Capron espère multiplier le nombre de recruteurs indépendants par cinq.
« Ce qui nous différencie d’une agence intérim classique, c’est que l’entrepreneur qui se lance ne porte ni…