Pourquoi l’économie nantaise marque le pas

Après avoir longtemps mieux résisté que la plupart des territoires français, l’économie nantaise voit ses principaux moteurs s’essouffler. Entre recul de l’emploi, hausse des défaillances et mutation du numérique sous l’effet de l’IA, l’Auran voit s’installer un changement de cycle aux conséquences durables pour les entreprises.

Le pont Tabarly se reflétant dans la Loire, à Nantes.

SHUTTERSTOCK

Faible croissance, investissement hésitant, remontée du chômage, hausse des défaillances d’entreprises… La synthèse publiée en juillet par l’Agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran) montre que le ralentissement économique observé à l’échelle nationale rattrape désormais la métropole nantaise. Si son taux de chômage reste contenu (6,3 %, contre 7,7 % au niveau national), plusieurs indicateurs se dégradent désormais plus rapidement qu’ailleurs.

« Les conditions d’un rebond franc ne sont pas réunies », estime l’Auran. Un constat qui traduit moins une rupture brutale qu’une érosion progressive des activités qui faisaient jusqu’ici la singularité de la métropole. Autrement dit, ce ne s…

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