Face au prix des vélos-cargos, souvent affichés autour de 4 000 euros, Anthony Bordron a voulu imaginer une autre voie. Designer industriel formé à l’École Boulle et passionné de low-tech, le fondateur de Vlotek est parti du besoin de transporter ses deux enfants à vélo sans devoir investir dans un nouveau modèle électrique coûteux. « J’ai déjà des vélos, j’ai du bois à la maison, pourquoi ne pas créer un vélo-cargo complet ? », explique-t-il. De cette réflexion est né un kit de conversion en bois permettant de transformer un vélo classique en vélo-cargo longtail. Fabriqué en contreplaqué de pin maritime issu des forêts françaises, le dispositif s’adapte à environ 80 % des vélos standards et se monte « comme un meuble en kit », en moins de deux heures.
Vlotek revendique une approche frugale et locale. « La mobilité vertueuse ne devrait pas rimer avec surenchère technologique ou obsolescence », défend Anthony Bordron. Le kit ne comporte ni batterie, ni électronique, ni terres rares. Un choix assumé pour réduire l’impact environnemental mais aussi les dépendances industrielles. « Le vélo est devenu une boîte noire. Avec Vlotek, l’idée est de revenir à quelque chose de simple, réparable et accessible. »
L’entreprise, installée à Rezé près de Nantes, a lancé le 19 mai sa campagne de préventes sur Ulule. L’occasion de financer la première série industrielle et la certification du produit pour le transport d’enfants. Le kit est proposé à 599 euros pour les premiers contributeurs, avant un tarif public fixé à 699 euros.
Soutenu par l’écosystème de l’innovation Atlanpole ou encore le réseau Cycle Grand Ouest (CYGO), Vlotek ouvre une piste encore peu explorée, celle d’une transformation des usages plutôt que l’achat systématique d’équipements.
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