Couverture du journal du 12/04/2024 Le nouveau magazine

Zest for Life : cap vers de nouvelles étapes

Vivant avec la maladie de Crohn, Élodie Basset a lancé en novembre dernier Zest for Life pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques (20 millions seraient concernées en France). Prochaines étapes : une levée de fonds, une recherche clinique et une orientation vers le BtoB.

Zest for Life

Élodie Basset (à gauche) et Alice du Verne sont les cofondatrices de Zest for Life. © Zest for Life

Vivant avec la maladie de Crohn, Élodie Basset a lancé en novembre dernier Zest for Life pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques (20 millions seraient concernées en France). Prochaines étapes : une levée de fonds, une recherche clinique et une orientation vers le BtoB.

Zest for Life, c’est une solution 100 % digitale, accessible sur smartphone ou depuis un ordinateur, destinée aux personnes malades chroniques (physiques ou psychiques). « Nous comptons pour le moment une trentaine d’utilisateurs, âgés entre 25 et 35 ans. C’est un bon début », dixit Élodie Basset, ingénieure en éducation thérapeutique et cofondatrice de la start-up aux côtés d’Alice du Verne. Les deux associées s’appuient sur une équipe de 37 soignants libéraux : diététiciens, psychologues, infirmiers, kinésithérapeutes. « Dans un premier temps, les utilisateurs mesurent leur qualité de vie. S’ensuit un entretien d’une heure en visio pour évaluer leurs besoins (mieux gérer sa fatigue au quotidien, reprendre confiance en soi, retrouver du plaisir en mangeant…) et définir ensuite un programme personnalisé sur-mesure dont la durée moyenne est de trois mois. » La personne a alors accès à des sessions de e-learning, qu’elle reçoit toutes les semaines, à faire à son rythme. Via un tchat sécurisé, elle peut échanger avec un coach dédié. Trois autres visios permettent de faire le point pendant le parcours avant un bilan pour mesurer les progrès. Le prix de ce programme s’élève à 229 € HT. Un dispositif numérique qui pourrait, à terme, être remboursé.

La start-up hébergée au sein du start-up studio nantais Imagination Machine envisage en effet de lever entre 500 k€ et 1 M€ auprès de business angels et fonds spécialisés en santé, au cours du premier semestre 2024, pour s’entourer d’une équipe et lancer dans le courant de cette année une recherche clinique. Dans le même temps, un autre projet pourrait aboutir, consistant à « entrer dans le monde des entreprises et favoriser les bien-être des salariés », sachant que « 11 millions de personnes atteintes de maladies chroniques continuent de travailler ».

Le duo féminin table sur 500 abonnés au terme d’une année de lancement.