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Trouillet : son usine vendéenne va bénéficier d’un plan d’investissements « massif »

Le groupe Trouillet (siège en Essonne) entend prendre la place de leader de la carrosserie industrielle sur le marché tricolore en misant sur les segments des véhicules utilitaires légers et des véhicules industriels. Pour y parvenir, des investissements sont notamment prévus dans son usine de Fontenay-le-Comte, rachetée en 2013.

Trouillet, investissements

L’usine Trouillet de Fontenay-le-Comte va bénéficier d’environ 2,4 M€ d’investissements à horizon 2030. © Groupe Trouillet

En 2023, environ 270 véhicules sont sortis de l’usine Trouillet à Fontenay-le-Comte. Un site dédié à la gamme lourde et aux véhicules spécifiques type semi-remorques porte-engins, remorques porte-caissons, produits en petite série ou à l’unité. Une cadence qui va s’accélérer. « Nous visons les 400 exemplaires par an à horizon 2030 », ambitionne Benoît Trouillet, petit-fils du fondateur qui codirige le groupe familial (73 M€ de CA 2023, 18 sites en France, dont une agence services à Saint-Herblain, 370 collaborateurs) avec son frère cadet Adrien depuis 2021. Si le groupe a déjà injecté 5 M€ au cours des dix dernières années (extension, rénovation…) sur ce site de 15 000 m2, il envisage un plan d’investissements « massif » à horizon 2030. « Nous allons investir 1,4 M€ dans des tables de pointage pour la soudure, des robots de soudure pour automatiser la fabrication et un laser tube robotisé pour la découpe d’acier. » Dans un but : « améliorer nos cadences de production et la compétitivité de nos produits pour répondre à la demande. » En parallèle, 1 M€ sera consacré à la rénovation du site dans les cinq à six prochaines années. L’occasion de développer aussi la gamme de produits.

« Cette croissance de production doit s’accompagner de recrutements », poursuit Benoît Trouillet, qui table sur 80 salariés d’ici à 2030, contre 50 (dont une quarantaine de techniciens) aujourd’hui. « L’usine prenant le virage de l’automatisation et de la robotisation, les besoins vont évoluer vers la maintenance de robots et des conducteurs de machines. Nous recherchons également des soudeurs. Une expertise difficile à trouver. Nous allons donc miser sur l’apprentissage. » Trois à quatre apprentis intégreront ainsi les équipes en septembre prochain.