La cyberattaque qui a perturbé le système de réfrigération de centaines de supermarchés rappelle les conséquences concrètes des vulnérabilités numériques sur l’activité économique. La maîtrise des données et la sécurité des échanges sont aussi au cœur de la stratégie de Treebal, qui propose une messagerie instantanée, alternative française à WhatsApp out Slack.
Récemment implantée à Nantes, la start-up a bénéficié d’un prêt d’honneur de 100 000 euros du réseau Initiative Nantes. « En 2021, nous avions probablement de l’avance sur les sujets de numérique responsable et de souveraineté numérique », observe Samuel Le Port, cofondateur de Treebal. Depuis, la prise de conscience s’est accélérée.
« Aujourd’hui, quand on parle souveraineté numérique et sécurité, on capte immédiatement l’attention des décideurs », constate-t-il. « Mais pour déclencher l’achat, il faut arriver avec des cas d’usage. »
Treebal permet de connecter l’ensemble des collaborateurs d’une organisation, sans collecte de données personnelles ni obligation d’équiper chacun d’un téléphone professionnel. Hébergée en France, sa messagerie permet notamment de diffuser des informations en cas de cyberattaque ou de catastrophe naturelle. Les collectivités, établissements de santé et entreprises dont les salariés travaillent sur le terrain sont ses marchés prioritaires.
La société compte une dizaine de salariés répartis entre Nantes, Rennes et Lyon. Elle revendique plus de 100 clients professionnels et signe environ une mairie par semaine depuis l’été.
Son modèle économique repose sur les abonnements professionnels, facturés de 10 centimes à 1,75 euro par utilisateur et par mois. La version grand public est gratuite. Treebal met aussi en avant la sobriété numérique, « avec un message dont l’impact environnemental est quinze fois inférieur à celui d’un courriel classique ».
Pour changer d’échelle, la start-up mise sur des partenariats avec des éditeurs français de logiciels et un réseau de distributeurs informatiques. Elle cible en priorité la France et le Benelux, où elle reçoit régulièrement des sollicitations d’établissements de santé.
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