La saison touristique 2026 a démarré sans véritable élan en Vendée. C’est le principal enseignement de l’enquête de conjoncture réalisée entre le 2 et le 10 juin auprès de près de 180 professionnels, dans le cadre d’un partenariat entre les cinq agences départementales du tourisme et le comité régional du tourisme des Pays de la Loire.
Lancée début avril, la saison s’est ouverte dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques avec des conséquences sur le pouvoir d’achat dont la hausse des prix du carburant, et une météo changeante. Malgré un calendrier favorable aux départs, avec plusieurs jours fériés, le volume de nuitées entre avril et mai est resté globalement stable par rapport à 2025. Dans le détail, les vacances de printemps enregistrent toutefois un recul de fréquentation de 12 % et le pont de l’Ascension de 16 %. Seul le week-end de la Pentecôte, porté par des températures estivales, retrouve un niveau comparable à celui de l’an dernier.
Le ressenti des professionnels confirme cette tendance : 49 % font état d’une fréquentation stable, mais 52 % estiment que leur activité est restée inférieure à leurs attentes. La clientèle continue d’arbitrer ses dépenses, privilégiant des séjours plus maîtrisés tout en restant exigeante sur la qualité des prestations. Sans surprise, cette prudence se retrouve dans les résultats économiques : 49 % des répondants se déclarent satisfaits de leur chiffre d’affaires, contre 51 % qui ne le sont pas.
Des perspectives plus favorables pour l’été
Au moment de l’enquête, les professionnels se montraient toutefois relativement confiants pour la haute saison, malgré un attentisme marqué de la clientèle et la progression des réservations de dernière minute. Ainsi, 50 % anticipaient une activité satisfaisante ou très satisfaisante en juillet, une proportion portée à 64 % pour le mois d’août. Les données de réservation disponibles à la mi-juin confortaient cette tendance, avec des nuitées en hébergements locatifs en hausse pour juillet et stables pour août par rapport à la même période en 2025. Notons toutefois qu’au moment de l’enquête, les canicules successives n’avaient pas encore fait leur oeuvre. Ces prévisions seront sans doute à relativiser en fin de saison.
Enfin, côté recrutement, les difficultés semblent s’atténuer. Parmi les professionnels ayant recours à des saisonniers, 79 % indiquaient disposer d’équipes complètes, même si un sur cinq déclarait encore rencontrer des difficultés pour recruter.
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