Travaillant essentiellement autour de la musique baroque et du répertoire pour instruments à vent de la fin du XVIIIe siècle, Stradivaria prépare un programme dense qui se veut accessible, dans la région mais aussi dans de nombreux lieux nantais. « Cette musique qui nous vient de si loin, comment la faire vivre encore, comment lui donner sens ? Comment la servir au mieux, la rendre intelligible pour un public qui n’a pas les codes de l’époque ? C’est ce questionnement passionnant qui nous anime ! », admet Guillaume Cuiller qui privilégie une approche historique, avec des musiciens spécialisés, sur des instruments d’époque avec « une curiosité exigeante » pour « confronter la musique ancienne avec le monde d’aujourd’hui ».
Installé à Nantes depuis son origine, Stradivaria mise sur son ancrage dans le territoire. L’année du quarantième anniversaire débutera par un passage à La Flèche et la Ferté Bernard dans le cadre de « Ma région virtuose », avant la Folle Journée et deux concerts à la Cité des congrès de Nantes. En mars, les 19 à Nantes et 20, 21 à Rennes, Stradivaria proposera « Bach au féminin ». Depuis 2022, les « Apartés », cycle de concerts à la bougie, offrent une expérience originale à plus d’un millier de spectateurs chaque saison. Autour de ce projet, l’orchestre se produira, le 29 avril, sans bougies cette fois, au Musée d’art de Nantes pour un concert de musique de chambre autour de Beethoven, avant un nouveau rendez-vous à la bougie à la chapelle de l’Immaculée autour de « Bach, père et fils » le 31 mai.
Entre-temps la formation sera partie en Chine, pour une tournée de neuf concerts. Et en juillet, du 8 au 11, la formation ira à la rencontre des visiteurs du Jardin des Plantes de Nantes grâce à un jeu de piste avec les musiciens et instruments, précédant une participation au festival nantais Aux Heures d’été. Un dernier temps fort marquera cette année particulière en lien avec Angers Nantes Opéra, de mi-octobre à mi-novembre avec la création d’un opéra avec l’artiste vidéaste Pierrick Sorin.
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