Du ring aux fauves. Sacha Marguerite, ancien sportif de haut niveau en judo et jiu-jitsu brésilien, âgé de trente-six ans, prend les rênes de Planète Sauvage, aux portes de Nantes, à Port-Saint-Père. Une annonce officialisée le 22 octobre. Il succède ainsi à Mathilde Bour, restée moins d’un an au poste de directrice générale. C’est en parallèle du sport, auquel il reste encore aujourd’hui attaché en tant que conseiller à la direction technique nationale de France Judo, qu’il occupe des fonctions dans le secteur du tourisme depuis 2020. Après avoir intégré Center Parcs Les Hauts de Bruyères (Loir-et-Cher) comme manager, Sacha Marguerite fait ses premiers pas dans un véritable parc à thème en occupant le poste de directeur adjoint, puis de directeur général d’Aqualand en France, à Saint-Cyr-sur-Mer (Var). Le Toulonnais d’origine devient le plus jeune directeur de la chaîne espagnole en Europe. En 2025, il intègre le parc d’attractions Bagatelle, dans les Hauts-de-France, appartenant au groupe Looping, tout comme Planète Sauvage. Un poste qu’il occuperait encore partiellement avant l’officialisation d’une nouvelle direction.
« Nous sommes un safari »
Il appartient à Sacha Marguerite de continuer la transition en cours de Planète Sauvage qui souhaite, comme nous l’expliquait au printemps Mathilde Bour, créer une expérience animalière singulière en changeant « la manière de regarder le parc ». Dans un communiqué, le nouveau dirigeant expose une vision qui semble relativement similaire à celle de son prédécesseur : « Nous ne sommes pas seulement un parc animalier, nous sommes un safari. » Un marqueur fort pour Planète Sauvage qui entend s’appuyer sur son offre d’hébergements immersifs, lodges et campements, pour gagner des parts de marché et diversifier ses revenus alors que les séjours représentent 21 % des recettes de Planète Sauvage. Le plus gros de l’activité, soit 52 % des 10,7 millions d’euros de chiffre d’affaires de 2025, est généré par la billetterie avec 270 000 visiteurs.
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