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MyStoriz, l’application vendéenne pour créer son site internet

Créer et faire vivre son site internet avec son smartphone, sans contraintes techniques ni financières : c’est la promesse revendiquée par MyStoriz, une entreprise que Jean-Baptiste Doumayrou et Emmanuel Chopot ont créée il y a un an, à La Roche-sur-Yon. Lancée au mois de mai, l’application mobile à destination des associations et TPE/PME compte déjà une trentaine de téléchargements payants et envisage une levée de fonds pour développer la technologie et la communication.

MyStoriz

Emmanuel Chopot et Jean-Baptiste Doumayrou, cofondateurs de MyStoriz ©MyStoriz

« Si tous les professionnels ont besoin de visibilité sur internet, ils n’ont pas pour autant 3 à 5 000€ à mettre dans la création d’un site web, avance Jean-Baptiste Doumayrou, co-fondateur de MyStoriz. Ils misent alors sur les réseaux sociaux mais un autre problème les rattrape vite : administrer plusieurs comptes est chronophage et il leur manque toujours une adresse unique vers qui renvoyer leur cible principale ». Il poursuit : « Nous avons pensée MyStoriz pour réunir le meilleur des deux mondes : associer la flexibilité d’information d’un réseau social à la visibilité d’une site vitrine ». Disponible sur Android et IOS (Apple), l’application permet déjà de créer facilement des publications variées (texte, photo, vidéo, PDF…) sur une page web à partir de son seul smartphone. À terme, MyStoriz permettra une personnalisation plus poussée comme la création de bandeaux, de menus déroulants, l’intégration d’une solution de e-commerce, etc. « Notre modèle est payant, à partir de 19,90/mois TTCmais nous avons une version gratuite limitée pour le grand public précise l’entrepreneur. L’idée est de créer en parallèle une communauté d’utilisateurs de la solution. » Et d’ajouter : « Notre ambition est locale dans un premier temps. Le tissu associatif et économique vendéen est suffisamment important pour commencer. » Une proximité revendiquée jusque dans l’hébergement des données sur des serveurs situés en France. « Nous visons l’ouverture d’une centaine de comptes payants d’ici la fin de l’année pour prouver la viabilité du modèle économique et justifier une levée de fonds. » Pour l’heure, la start-up s’est lancée dans une campagne d’évangélisation de sa solution auprès d’associations de chefs d’entreprises vendéens et discute notamment avec les offices du tourisme, des clubs sportifs, des Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) du territoire. Elle n’exclut pas les grands groupes de sa stratégie commerciale qui y voient un outil facilitant la création de mini-sites évènementiels sur-mesure.