Couverture du journal du 26/11/2021 Consulter le journal

Les Forces Françaises de l’industrie se déploient à Nantes

Nées en 2019, les Forces Françaises de l'industrie essaiment petit à petit sur le territoire national. Ce club d'entrepreneurs engagés dans le mouvement de réindustrialisation de la France vient d’ailleurs d’inaugurer une nouvelle antenne à Nantes. On en parle avec l’une des deux ambassadrices locales, Christine Papin.

Christine Papin © D. R.

Fédérer un réseau d’entrepreneurs animés par un même dessein : la réindustrialisation de la France. Telle est la vocation des Forces Françaises de l’industrie (FFI). Fondé en 2019 à Paris par Laurent Moisson, Gilles Attaf et Emmanuel Deleau, ce club, ouvert aux entreprises de tous horizons et de toute taille, rassemble aujourd’hui plus de 150 membres (industriels, investisseurs, patrons de PME et d’ETI…). Objectifs ? Échanger, débattre, se soutenir. « Un club apolitique, ouvert à tous ceux qui veulent agir plutôt que de se plaindre, donner du temps plutôt que de s’indigner, le tout pour soutenir ceux qui prennent des risques », peut-on lire sur le site internet des FFI.

UNE ANTENNE NANTAISE

Après Toulouse, Clermont-Ferrand, Lille, Aix/Marseille, Nice, Lyon et Bordeaux, les FFI ont ouvert une antenne à Nantes le 19 octobre dernier avec une dizaine de membres. Laquelle est doublement pilotée par Lydie Ferré qui se présente comme « responsable marketing & innovation bio-inspirée » et Christine Papin. Un « nouveau challenge » pour cette dernière qui a cofondé à Saint-Aignan-de-Grandlieu la SAS Tridens, qui commercialise depuis 2018 une grosse fourchette à viande fabriquée « le plus localement possible ». Faire partie de ce club, dès sa création, était donc une évidence pour cette entrepreneure qui défend le 100 % made in France. Elle travaille entre autres avec la Fonderie Nowak (Ille-et-Vilaine) et des partenaires sous-traitants, notamment pour le polissage, dans la région de Thiers. Un savoir-faire industriel que l’entreprise ligérienne exporte aujourd’hui dans une quinzaine de pays (États-Unis, Japon, Australie, Pays-Bas, Allemagne, Suisse…). Elle réalise ainsi près de 50 % de son chiffre d’affaires (150 000 €) à l’international.

« DU PARTAGE D’EXPÉRIENCE »

Pour Christine Papin, ce club est l’occasion de « se retrouver autour de valeurs communes » et de « parler d’une seule voix pour faire entendre tout le bien fondé du fabriqué en France ». Et d’ajouter : « Contrairement aux réseaux existants, la motivation première des FFI est de favoriser le partage d’expérience et non de faire du business ensemble. »

Moyennant une adhésion annuelle de 420 € HT, les membres de ce club ont accès à un carnet d’adresses. Les entreprises d’une région peuvent ainsi profiter du réseau des entreprises d’autres régions. « Un plus lorsque l’on cherche un éventuel partenaire », souligne l’ambassadrice nantaise. Pour favoriser l’échange et le partage d’expérience, les FFI connectent les membres entre eux via des événements en ligne, comme les cafés virtuels, et les dîners mensuels auxquels peuvent participer des entrepreneurs choisis par cooptation. Christine Papin envisage également de mettre en place « le plus tôt possible » des visites en entreprise avec une formule petit-déjeuner. Ce club permet aussi aux entreprises, comme la SAS Tridens, de poursuivre leur développement grâce au French Touch Found (FTF), le fonds de financement des Forces Françaises de l’industrie. Les FFI organisent également des opérations de promotion ou de vente, auxquelles les membres qui le souhaitent peuvent participer. La dernière en date est un concept store au CNIT Paris La Défense, en décembre 2020, pour proposer une expérience shopping 100 % Bleu Blanc Rouge et valoriser les produits fabriqués en France par ses membres. Un concept qui devrait arriver en régions.

 

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