Couverture du journal du 15/10/2021 Consulter le journal

[ Nantes ] Les chefs d’entreprises mobilisent pour l’aéroport

Les chefs d’entreprise défendent un aéroport attractif mais ils craignent fortement que l’impact des restrictions envisagées soit rédhibitoire. Ils en appellent à un front commun du monde économique.

Vols Nantes Atlantique

© Shutterstock

Ils montent au créneau. Jean-Luc Cadio, président de la CPME 44, Patrick Cheppe, président du Medef 44, Frédéric Brangeon, président de l’U2P 44 (Union des entreprises de proximité) et Guillaume Dalmard, président des Ailes de l’Ouest ont décidé de mobiliser largement pour défendre une plateforme aéroportuaire à la hauteur des ambitions de l’économie régionale. « Une méthode, un calendrier, des étapes avaient été définis mais nous avons constaté des atermoiements de l’État. Nous voulons que ce qui a été décidé en 2019, l’ambition et les engagements pris à cette époque, ne soient pas remis en cause », prévient Guillaume Dalmard.

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Patrick CHEPPE président du Medef 44, Guillaume DALMARD, président des Ailes de l’Ouest. Jean-Luc CADIO, président de la CPME 44 et Frédéric BRANGEON, président de l’U2P 44. © D. R.

Deux consultations

« Dans le cadre des deux consultations sur le plan d’exposition au bruit et le couvre-feu entre minuit et six heures (lire notre édition du 2 juin, NDLR), il faut rester à ce qui a été décidé en 2019 », préviennent les représentants de ces organisations « conscients de la nécessité de concilier tranquillité des riverains et attractivité de la plateforme ». « Il ne s’agit pas de revenir sur le principe du couvre-feu, mais une dérogation subsiste pour les avions dits « basés » à Nantes. En cas de force majeure, ils doivent pouvoir rentrer à Nantes quelle que soit l’heure. Une interprétation stricte de cette notion de force majeure réduirait les cas applicables et exposerait les compagnies à de très fortes amendes. L’attractivité de Nantes Atlantique en serait fortement affectée, l’emploi directement impacté et par conséquent son positionnement de plateforme aéroportuaire européenne pourrait être remis en cause », craignent les représentants de ces différentes organisations.

Autour de la même table

« Aujourd’hui, le monde économique n’est pas du tout écouté sur la restructuration de Nantes Atlantique. C’est dommage et il faut nous faire entendre, constate Jean-Luc Cadio, qui ajoute : l’État ne nous écoute pas, depuis deux ans on nous roule dans la farine. Il y a des problématiques de bruit, nous devons travailler avec les riverains. La Région et la Métropole doivent faire en sorte que la liaison entre la gare de Nantes et l’aéroport soit la plus fluide possible. Les entrepreneurs nous alertent pour que nous soyons entendus sur tous ces points. »

« Le développement de cet aéroport c’est de l’emploi pour toute la région », renchérit Frédéric Brangeon, président de l’U2P 44. « L’État doit mettre autour de la même table les riverains et les entreprises et trouver des solutions en co-construction. Nous sommes rendus dans un débat politique incroyable et malsain. Nous demandons à la préfecture des réunions de travail », précise
Jean-Luc Cadio. « Si aujourd’hui on ne se bat pas pour le développement économique la région Pays de la Loire va se déclasser », prévient de son côté Guillaume Dalmard.

 

Participer aux enquêtes publiques
Pour l’enquête publique sur le Plan de prévention du bruit dans l’environnement (jusqu’au 29 juin) et pour l’enquête publique sur le couvre-feu (jusqu’au 29 juillet) : Rendez-vous sur Consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique « Transports », cliquer sur le bouton « déposer votre commentaire » en bas de page.