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Tour de France. Thomas Voeckler : « J’ai trouvé un équilibre »

Entre le Tour de France où il est consultant et les Jeux olympiques où il œuvre comme sélectionneur de l’équipe de France masculine de vélo, Thomas Voeckler ne devrait pas s’ennuyer cet été. Si cette double carrière l'épanouit, l’ancien sportif de haut niveau optimise aussi chaque minute de son emploi du temps.

Thomas Voeckler

Thomas Voeckler. Photo Assos

Votre agenda estival est bien chargé. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette période ?

Avec envie, sérénité et confiance. J’avais allégé un peu le mois de mai, car je savais que l’été serait très intense entre le Critérium du Dauphiné, le championnat de France, le Tour, les JO et les championnats d’Europe et du monde à la rentrée.


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Comment conciliez-vous ces deux casquettes ?

Ce sont des fonctions complémentaires et parfois j’exerce les deux dans la même journée. Quand j’officie pour la télévision, je suis d’abord là pour commenter la course mais je vois aussi les coureurs de l’équipe de France et leurs adversaires s’affronter. Si j’aperçois un sportif avant le départ, je vais lui parler avec ma casquette de sélectionneur. J’optimise ainsi chaque minute de mon agenda.

En dehors des courses, il y a bien sûr tout le relationnel avec leurs entraîneurs, les directeurs sportifs et toute la préparation des événements (JO, championnat d’Europe, championnat du monde). Je dois également me tenir au courant de l’actualité et puis ça m’arrive aussi de faire des interventions ponctuelles comme celle avec In Extenso. Il faut qu’il y ait un bon feeling et je n’en fais pas cinquante par an, car j’ai aussi ma vie de famille.

Pour moi, la prise de risque entre ces deux activités est différente. Quand je suis consultant, si je me trompe dans une analyse, personne ne m’en voudra. Sauf si je suis vraiment mauvais, et dans ce cas-là, mon contrat ne sera pas reconduit l’année suivante. Mais globalement, il n’y a pas vraiment d’enjeu. C’est d’abord du plaisir. En revanche, quand je prends la casquette du sélectionneur, là, l’implication et le challenge sont très élevés.

Votre carrière de sportif de haut niveau vous aide-t-elle à tenir ce rythme soutenu ?

Je pense que oui. Déjà pour relativiser quand il y a des échecs et se dire que ça fait partie du sport, mais aussi pour ne pas trop s’enflammer quand ça va bien. Aujourd’hui, je fais du vélo pour le plaisir. Au-delà du bien-être que cela me procure, lorsque je suis seul en selle, je pense aux stratégies que je peux mettre en place ou encore aux coureurs que je vais sélectionner.

Qu’est-ce qui vous motive à poursuivre cette double carrière ?

Je suis épanoui dans ce que je fais, j’ai trouvé un équilibre. Être consultant chez France Télévisions, commenter les courses en direct sur une moto, c’est une place privilégiée. France Télévisions, c’est quand même une chaîne très regardée et les conditions de travail sont bonnes. Je suis également très fier d’être sélectionneur de l’équipe de France, car là, encore, c’est une chance extraordinaire.