Après le santon de Provence et l’espadrille catalane, le morta pourrait devenir le troisième produit artisanal français à bénéficier d’une Indication géographique protégée. Déposée auprès de l’INPI par l’association briéronne des artisans du morta (ABAM), la demande dépasse la seule reconnaissance patrimoniale. Elle vise à protéger un nom devenu créateur de valeur pour une filière artisanale.
À l’origine de cette démarche, un constat : la notoriété croissante du morta, ce bois en cours de fossilisation extrait dans le marais de Brière, a fini par susciter des convoitises. « Des importateurs font entrer sur le marché français des chênes des marais de Pologne, de Lituanie, d’Ukraine ou de Russie en les appelant morta. Cela créait une confusion chez le consommateur », résume Jean-Henri Pagno…