Tous les salons consacrés aux véhicules de collection sont pied au plancher. À Paris, Rétromobile a atteint cette année pour son cinquantième anniversaire les 180 000 visiteurs. Le salon Epoqu’auto de Lyon a flirté avec les 110 000 visiteurs. Historic Auto, dont la première édition en 2018 avait accueilli 22 000 visiteurs, a désormais pris la troisième place du podium, doublant ce chiffre cette année et devenant le premier salon grand public d’Exponantes à la Beaujoire.
Ce succès s’inscrit dans une tendance de fond : la montée du vintage. « La notion de véhicule de collection s’est élargie, portée par un marché du loisir particulièrement dynamique en France », confirme Benoît Chenet, un des trois associés organisateurs d’Historic Auto, avec Florian Bompas et Charles Hervouët. « Elle regroupe désormais les youngtimers (automobiles de précollection, NDLR) âgés de vingt à trente ans, les véhicules d’avant-guerre, les populaires, sportives ou prestiges. »
La passion du vintage
Cet engouement dépasse la simple mécanique. Pour les organisateurs, il s’inscrit « dans le lifestyle, le choix de vie, et le vintage revival. Les gens ont besoin de revenir un peu en arrière pour s’accrocher à des valeurs qu’ils ont connues et qui étaient sûres ».
Face à des véhicules modernes jugés trop standardisés, la voiture ancienne agit comme un retour aux sources, chargé d’émotion et d’histoire. « Elles permettent de se détacher un peu de ce monde moderne et ultra-aseptisé des voitures connectées. La voiture ancienne fait du bien et ram…