Couverture du journal du 20/05/2022 Consulter le journal

Charpentes Fournier change de braquet avec une nouvelle usine technologique et écoresponsable

L'entreprise familiale vendéenne va construire un nouvel outil industriel d'envergure pour pouvoir répondre à la demande grandissante du marché de charpentes en bois lamellé-collé. À la pointe de la technologie et avec des process automatisés, Charpentes Fournier pourra ainsi doubler ses capacités de production. À la clé, une dizaine de créations d'emplois.

Atelier des Charpentes Fournier au Poiré-sur-Vie (c) Charpentes Fournier

Enclavée en centre bourg du Poiré-sur-Vie et avec un outil vieillissant, l’usine des Charpentes Fournier ne pouvait envisager l’avenir sans un projet d’envergure. « Notre outil industriel tourne déjà à pleine capacité alors que la demande s’accélère sous l’effet de la nouvelle réglementation RE2020 qui pousse à une plus grande utilisation du bois dans la construction », résume Jean-Michel Huez, dirigeant de la société familiale vendéenne.

Fort de ces perspectives et avec l’appui financier du groupe alsacien Soprema, sa maison-mère depuis mars 2018, Charpentes Fournier, spécialiste des charpentes en lamellé-collé pour les projets industriels et les équipements des collectivités, va se doter d’une nouvelle usine au Poiré-sur-Vie. Si le projet n’est pas encore calibré en taille et en budget, le dirigeant, gendre d’Yves Fournier, fondateur de la société il y a 55 ans, indique cependant qu’il sera exemplaire tant par sa taille, que par sa construction écoresponsable et ses process à la pointe de la technologie.

Implanté au Poiré-sur-Vie depuis 55 ans , le site actuel est désormais cerné par les habitations © Charpentes Fournier

De nouveaux process industriels à la pointe de la technologie

« Nous n’avons pas encore arrêté notre choix sur le process que nous retiendrons. De son calibre et de sa superficie au sol dépendra le projet final et donc l’enveloppe financière », précise Jean-Michel Huez. Mais l’objectif est clairement défini : doubler les capacités de production actuelles tout en conservant un rythme de travail en 1×8 et améliorer le confort des équipes. À ce jour, Charpentes Fournier dispose d’une usine de 20 000 mètres carrés sur un terrain de 97 000 mètres carrés et emploie 45 salariés pour un chiffre d’affaires de 11,5 M€. La société produit 10 000 mètres cubes par an de charpentes soit l’équivalent d’un stade de tennis par jour (il faut 43 mètres cubes pour un tennis couvert, NDLR). La nouvelle usine sera ultra-mécanisée pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre sur le bassin d’emploi. Le dirigeant envisage néanmoins la création d’une dizaine d’emplois pour porter les effectifs à 60 salariés.

Livraison au printemps 2024

« Transmettre un outil performant à la nouvelle génération ». Jean-Michel Huet, dirigeant © Charpentes Fournier

Le projet sera conçu par l’agence vendéenne d’architectes Pelleau & associés. Il servira de bâtiment démonstrateur des solutions du groupe Soprema, spécialiste de l’étanchéité du bâtiment et de la charpente métallique. Il intégrera notamment une toiture végétalisée, des solutions cool roof (revêtement permettant de maintenir froide une toiture par réflexion de la chaleur solaire), des ombrières ainsi que des terrasses photovoltaïques pour assurer l’autoconsommation en électricité. Le bâtiment devrait être livré au printemps 2024.

« Ce projet, baptisé Cambium par les salariés, en référence au changement en latin, est un pari sur l’avenir. Mais il est nécessaire pour pérenniser l’entreprise et transmettre à la nouvelle génération un outil performant pour les 15 prochaines années », s’enthousiasme Jean-Michel Huez, à la tête de l’entreprise depuis 30 ans.