Couverture du journal du 18/06/2024 Le nouveau magazine

Abab Vendée vise 30 business angels pour ses cinq ans 

Né à Nantes il y a 15 ans, le club de business angels Abab s’est implanté en Vendée depuis 2018. Son principe ? Apporter aux porteurs de projets un soutien stratégique et financier pour se développer. Depuis cinq ans, l’association a injecté 1,3 M€ dans six projets d’entreprises à potentiel, favorisant ainsi le développement économique local.  

Alain Foltzer président de Abab Vendée

Alain Foltzer président de ©Abab Vendée

« Il y a 5 ans, j’ai été mis en contact avec Abab Nantes par l’intermédiaire d’un ami expert-comptable, raconte Alain Foltzer, président d’ Abab Vendée. L’association cherchait à se développer sur le territoire et j’ai accepté de créer l’antenne vendéenne. Nous sommes désormais 25 business angels actifs.  En France, les banques ne financent pas l’amorçage des entreprises innovantes, ajoute-t-il. Seule la love money ou les business angels sont capables de donner le coup de starter nécessaire à un porteur de projet. Au-delà du financement, le deuxième volet de l’accompagnement d’Abab est stratégique. C’est d’ailleurs ce qui motive le plus nos adhérents. En général, ce sont des entrepreneurs eux-mêmes ayant cédé leur business ou bien des cadres supérieurs à la retraite. Par conséquent, ils ont de la disponibilité pour accompagner des entrepreneurs plus jeunes afin de les aider à réaliser leur rêve. »

L’objectif de l’antenne vendéenne est d’atteindre 30 business angels d’ici la fin de l’année. « Il faut une certaine taille pour être efficace, souligne Alain Foltzer. D’abord, parce que nous n’avons pas des portefeuilles extensibles à l’infini (923 k€ restant à ce jour) et ensuite, la logique veut que l’on partage les risques ».

En moyenne, Abab Vendée étudie entre quatre et cinq dossiers par an, malgré un sourcing plus difficile depuis le Covid. Le ticket d’investissement d’un business angel est de 10 k€ par an, pour une durée d’accompagnement de cinq ans, précise le président. Au-delà, les besoins de financement sont plus importants et des fonds prennent le relai. « Nous sommes axés sur l’innovation mais pas uniquement la tech, nuance-t-il. Un projet d’innovation commerciale à toutes ses chances également. Enfin, nous avons signé un partenariat avec l’association Ruptur pour aller chercher davantage de projets à impact, liés à l’environnement. »

Interrogé sur l’avenir, le président assure vouloir stabiliser la structure avant de passer la main. « Je me suis fixé l’objectif de réunir 40 membres maximum. Au-delà, on perdrait l’aspect convivial du club que j’aimerais voir perdurer. »