Couverture du journal du 30/07/2021 Consulter le journal

La Vendée obtient le Pavillon Bleu pour 13 plages et 2 ports

Décerné chaque année, le Pavillon Bleu récompense une bonne gestion des déchets et de l'eau, un tourisme durable et des actions de sensibilisation à l'environnement. En 2021, 13 plages et 2 ports vendéens l'ont obtenu.

plage de la faute sur mer

La Faute-sur-Mer a obtenu le Pavillon Bleu pour la Grand’Plage et la plage de la Barrique ©Sud Vendée Littoral

N’est pas Pavillon Bleu qui veut. Cette année en Vendée, 13 plages et 2 ports ont obtenu l’écolabel.
C’est moins que l’an dernier où 17 plages et 2 ports avaient été récompensées pour leur politique environnementale. Premier écolabel pour les plages et les ports de plaisance au monde, le Pavillon Bleu est devenu en 36 ans d’existence, un repère pour les touristes français et étrangers et le signe d’une qualité environnementale exemplaire.
Pour l’obtenir, il faut répondre à une trentaine de critères bien précis pour les ports et plus d’une quarantaine pour les communes. Celles-ci doivent réduire l’impact environnemental des activités qui se déroulent sur leurs plages en supprimant par exemple les douches et en offrant des toilettes sèches pour garder des eaux de baignade propres, prendre en compte le handicap, mener des actions de sensibilisation à l’environnement et avoir une gestion de l’eau et des déchets irréprochables. Elles doivent aussi avoir obtenu pour leurs eaux de baignade la mention « excellente » par l’Agence régionale de santé (ARS). Pour les ports, les critères concernent la propreté et la sécurité des installations portuaires, la résorption des pollutions à la source (produits toxiques, eaux de ruissellement, etc.), le traitement des eaux usées des bateaux, des boues de dragage, des liquides polluant les cales, l’organisation d’une collecte sélective des déchets ménagers et des déchets spéciaux et une sensibilisation des plaisanciers au milieu naturel et au nautisme durable.

Moins de Pavillons Bleus en Vendée que l’an dernier

Encore faut-il faire acte de candidature. Car, pour obtenir le fameux pavillon, il faut déposer un dossier de candidature, satisfaire aux critères impératifs et à un maximum de critères conseillés, obtenir un avis favorable du jury national puis du jury international, composés d’experts et de représentants publics et privés et recevoir la visite d’un auditeur-conseil, qui s’assure de visu du respect des critères et accompagne le lauréat dans sa démarche de développement durable. Un parcours du combattant que toutes les communes n’ont pas encore entamé. Avec 140 km de plage, le littoral vendéen ne compte que 5 communes labellisées en 2021, représentant 13 plages, et 2 ports de plaisance labellisés sur la dizaine de ports vendéens.

La Faute-sur-Mer, La Tranche-sur-Mer, Longeville-sur-Mer, Talmont-Saint-Hilaire et Xanton-Chassenon (pour son Lac) sont les communes lauréates en 2021. Manquent à l’appel cette année, La Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts, ou Saint-Jean-de-Monts, coutumières du Pavillon Bleu les années précédentes.

pavillon bleu

Le label, renouvelé tous les ans, attire les touristes ©Sud Vendée Littoral

Le Pavillon Bleu, un dossier lourd à engager

Du côté des ports, seuls Port Bourgenay à Talmont-Saint-Hilaire et Port Joinville à l’Ile d’Yeu ont obtenu le fameux sésame. Les ports de plaisance des Sables d’Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie (pourtant labellisé grand site remarquable), de Noirmoutier, de la Tranche-sur-Mer ou de Jard-sur-Mer ne sont pas candidats au label. « C’est un dossier lourd à engager », selon le port des Sables d’Olonne qui a déjà été Pavillon Bleu il y a quelques années . Et pourtant, Teragir l’affirme, plus qu’un simple drapeau, le Pavillon Bleu est non seulement un atout pour les communes pour attirer les touristes français et étrangers mais aussi le signe d’un projet durable et d’un engagement pour minimiser l’impact du tourisme sur les écosystèmes. Initiatrice du programme en 1985, l’association d’éducation au développement durable est convaincue depuis sa création que l’avenir des océans, des mers, des écosystèmes marins et terrestres dépend aussi des choix faits aujourd’hui dans les territoires français.