Couverture du journal du 30/01/2026 Le nouveau magazine

Un des hôtels particuliers historiques de la place Mellinet à Nantes aux enchères

L’État met en vente l’un des hôtels particuliers de la place Mellinet à Nantes. Un ensemble immobilier de 1 466 m2, mis aux enchères en ligne du 17 au 19 mars par la société spécialisée Agorastore avec une mise à prix de 1 960 000 euros.

hôtel Maës - place Général-Mellinet - vente aux enchères Agorastore

hôtel Maës - place Général-Mellinet - vente aux enchères Agorastore AGORASTORE

Implanté sur une parcelle de 4 109 m2, l’hôtel Maës est un hôtel particulier bâti en 1827, situé au numéro 4 de la place Général-Mellinet entre le boulevard Allard et la rue Richer et inscrit au titre des monuments historiques. L’ensemble se compose de l’hôtel particulier d’une surface de 426 m2, de 959 m2 de bureaux, et d’une maison de gardien de 81 m2. Des travaux seront nécessaires pour rendre l’ensemble fonctionnel. Cette opération « s’inscrit dans la politique de rationalisation du parc immobilier public, qui vise à optimiser l’usage des actifs existants et à céder ceux devenus inutiles ou inadaptés aux missions de service public », précise Agorastore. Pour participer à la vente, les acheteurs potentiels devront obligatoirement visiter le bien et présenter un programme de rénovation détaillé qui doit être validé par la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture.

Aux familles Biette et Lefèvre-Utile

Cet hôtel particulier a été construit par la famille Allard, avant d’être repris par le négociant armateur Pierre Joseph Maës, puis à nouveau par les Allard et leur descendance. Il est la résidence d’Albert Lespinette entre 1886 et 1901 puis est acheté en 1902 par le savonnier-parfumeur Alexis Biette. Son fils, Maxime Biette, le revend à la famille Lefèvre-Utile en 1931. « L’hôtel particulier a subi des transformations intérieures : la cage d’escalier présente un style éclectique des années 1860 avec plafonds peints ; un salon est de style néo-Louis XV et la salle à manger fut remaniée à la fin du XIXe siècle. Un jardin arboré avec rivière anglaise et pont en rocaille accompagne l’ensemble », précise le ministère de la Culture.


Voir l’annonce en ligne