Couverture du journal du 18/06/2024 Le nouveau magazine

Sorewards : une stratégie d’accélération commerciale

Un milliard d’euros de cartes cadeaux ne sont pas utilisés chaque année. Partant de ce constat, la start-up nantaise Sorewards, fondée en 2019, a souhaité s’inscrire dans une économie positive.

Sorewards, Nantes, levée de fonds

Une carte cadeau universelle et solidaire. C'est le concept imaginé par la start-up nantaise Sorewards. ©Sorewards

Une carte cadeau, 100% dématérialisée, valable dans toutes les boutiques en France et à l’international, que ce soit dans les grandes enseignes ou les commerces de proximité. C’est l’avantage de la carte cadeau 100 % dématérialisée imaginée par Sorewards. Avec dans l’idée d’aller un cran plus loin. « Nous faisons régulièrement des relances aux bénéficiaires de façon à réduire le non-consommé de 5 %. Si malgré tout le montant des cartes cadeaux n’est pas utilisé, nous restituons le non–consommé à l’entreprise cliente en l’incitant à faire un don à une association de son choix. Le salarié a aussi la liberté de faire un acte de générosité. 80 % des entreprises clientes font ainsi un don à une association dans laquelle certains de leurs salariés peuvent être impliqués. C’est ainsi un moyen de fédérer et d’apporter plus de sens à un chèque cadeau », explique Tancrède du Réau (CEO), qui dirige la start-up aux côtés de son frère Erlend (COO) et de Guillaume Tessier (CTO).

Depuis la rentrée, le trio s’est entouré de trois autres personnes pour accélérer le développement commercial. Des recrutements possibles via une levée de fonds d’1 M€ réalisée cet été auprès de Premier Étage (réseau d’une trentaine d’entrepreneurs, principalement issus de la tech nantaise), Abab (Atlantique Business Angels Booster), un réseau de business angels des Pays de la Loire), et de Limousin Business Angels. Ce tour de table révélé le 25 octobre a aussi permis de financer une refonte complète du site internet. En pleine prospection commerciale, Sorewards cible désormais les collectivités et les CSE. En tout, son portefeuille compte une soixantaine d’entreprises, principalement des ETI et grands groupes. La volonté étant d’aller chercher des entreprises locales.

Tancrède du Réau, qui préfère rester discret sur le chiffre d’affaires et le nombre d’utilisateurs, annonce en revanche l’arrivée imminente de nouvelles fonctionnalités pour offrir davantage d’automatisation. « Il sera possible de programmer une distribution de carte cadeaux. »