Couverture du journal du 27/11/2020 Consulter le journal

Port de Nantes Saint-Nazaire : la dynamique de l’emploi

L’Insee consacre une étude au complexe industrialo-portuaire du territoire, en zoomant sur ses emplois, qu’ils soient maritimes ou non.

Il fait partie des poids lourds de notre écosystème économique territorial et régional. Pourtant, on ne connait pas toujours la réalité que le port de Nantes Saint-Nazaire recouvre en termes d’emplois et de richesse produite. C’est tout l’intérêt de la dernière publication de l’Insee qui consacre une étude à ce sujet.

Plus que les chiffres sur lesquels l’institut s’appuie qui, pour certains, datent de plusieurs années, c’est surtout ce qu’ils révèlent qui attire l’attention. Ainsi, en 2015, l’Insee recense quelque 25 000 emplois salariés (soit 2% de l’emploi salarié de la région), répartis au travers de 585 établissements présents sur le complexe industrialo-portuaire de Nantes Saint-Nazaire. Avec une certaine dynamique, puisque les effectifs progressent d’environ 5% par rapport au relevé précédent effectué en 2012.  

Si ces emplois sont implantés tout au long de l’estuaire de la Loire, sans surprise, ce sont les zones d’emploi de Nantes et surtout de Saint-Nazaire qui profitent des emplois liés au port.  Elles représentent même 16% de l’emploi salarié de la zone d’emploi de la cité portuaire, ainsi que 30% de la richesse générée (contre 3% de l’emploi salarié et 5% de la richesse générée sur la zone d’emploi de Nantes). Avec une concentration très forte dans les communes de Saint-
Nazaire et de Montoir-de-Bretagne. À elles seules, ces dernières regroupent en effet 47% des emplois salariés du complexe industrialo-portuaire, suivies, dans une moindre mesure, par Donges.

Des activités maritimes et portuaires minoritaires

Parmi ces établissements, ce ne sont pas tant les activités maritimes et portuaires (gestion du port, organisation des transports, construction maritime et transports par voie d’eau) qui constituent le gros des effectifs salariés, que les activités non maritimes : elles représentent ainsi deux tiers des emplois. 

Ces activités se répartissent en trois grands secteurs : l’industrie, les services et les transports. Les établissements industriels emploient ainsi 11 640 salariés, dont une majorité (58%) dans la construction aéronautique portée principalement par les établissements d’Airbus. Ajoutées aux établissements intervenant sur les secteurs de la mécanique, de la métallurgie et du raffinage, « ces activités industrielles à forte valeur ajoutée représentent à elles seules plus de la moitié (59%) de la richesse dégagée », souligne l’Insee. Loin derrière, les activités de services se concentrent principalement autour du commerce de gros ou interentreprises, qui profite notamment du développement de l’éolien offshore sur le territoire. Ces activités tertiaires concourent à hauteur de 12% de la richesse dégagée par l’ensemble des établissements du complexe industrialo-portuaire.