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Le groupe Baudaire se place sous la protection du tribunal de commerce

Fragilisé par le ralentissement de l’activité et le poids des dettes contractées pendant la crise sanitaire, le groupe angevin Baudaire a demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. Les 180 restaurants de ses six enseignes poursuivent leur activité.

Le groupe angevin Baudaire, qui compte six enseignes dont l'emblématique La Boucherie, a sollicité l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire.

La Boucherie, groupe Baudaire, redressement judiciaire, juin 2026 GROUPE BAUDAIRE

La crise qui touche la restauration traditionnelle continue de faire des victimes. Le groupe angevin Baudaire, l’un des principaux acteurs français de la restauration en franchise avec ses six enseignes (La Boucherie, Courtepaille, Constant, Poivre Rouge, KDB (Kiosque du Boucher) et Bistrot du Boucher), a annoncé le 24 juin avoir sollicité l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.

« Cette démarche est une décision de responsabilité. Elle doit nous permettre de traverser un contexte exceptionnel qui touche l’ensemble de notre secteur, tout en préservant nos activités et en préparant l’avenir du groupe », déclare Alexandre Baudaire, directeur général, dans un communiqué.

Selon l’entreprise, cette procédure répond à un double contexte : le ralentissement de l’activité et le poids des dettes contractées pendant la crise du Covid-19. « Malgré les efforts engagés depuis la sortie de la crise sanitaire, le groupe continue de supporter une charge financière importante liée aux dettes contractées pour traverser la période du Covid-19. Le poids de ces engagements, combiné au ralentissement de l’activité, a fragilisé durablement sa situation financière », explique-t-il.

Les 180 restaurants du réseau poursuivront leur activité pendant toute la durée de la procédure. Le groupe Baudaire, qui avait repris 87 établissements Courtepaille en 2023 à la barre du tribunal de commerce de Nanterre, affirme rester « convaincu du potentiel de ses marques et de sa capacité à se réinventer pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs », avec l’ambition de contribuer au renouveau de la restauration traditionnelle. Basé à Saint-Barthélemy-d’Anjou, le groupe emploie environ 2 500 salariés au sein de son réseau et a réalisé un chiffre d’affaires de 160 millions d’euros en 2025.