La demande de protection, exprimée par le Collectif des associations du patrimoine industriel et portuaire et instruite par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) des Pays de la Loire, a obtenu un avis favorable de la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture. Elle concerne la majeure partie (bâtiment administratif, ancien atelier, ancienne cartonnerie, grande cheminée) de la raffinerie dont le site est partiellement désaffecté.
« La Commission a décidé que « l’usine bleue » présentait un intérêt d’histoire et d’art suffisant pour en rendre désirable la préservation et reconnaît son importance dans l’histoire du raffinage du sucre en France. Elle souligne l’intérêt architectural de ses bâtiments d’origine et son rapport à la Loire, fleuve vecteur de marchandises et source d’énergie » indique la préfecture.
Mise en service entre 1935 et 1937, la raffinerie Béghin-Say est la dernière de sucre de canne de la côte Atlantique. Son activité de raffinage a cessé en 2009, Tereos France privilégiant l’activité de conditionnement du sucre blanc ou roux provenant de La Réunion (Blonvilliers, La Perruche).
La procédure de protection a mobilisé la Drac Pays de la Loire, le Collectif des associations du patrimoine industriel et portuaire nantais mais également le propriétaire-exploitant du site, le groupe Tereos France qui investit régulièrement dans le maintien de l’activité du site où travaillent près de 80 salariés, opérant 20 000 tonnes de sucre chaque année.
La Ville de Nantes se félicite « de la protection de cet emblème du paysage nantais qui rappelle l’importante du passé portuaire, industriel et ouvrier dans l’histoire de la cité » et indique qu’elle « reste attentive, dans une relation de proximité avec l’entreprise sucrière, au maintien et au développement de ces activités industrielles ».