La plateforme nantaise Smala cherche une nouvelle famille

En novembre 2025, Smala annonçait avoir levé 546 200 euros auprès d’investisseurs particuliers. Depuis le 1er juillet, la plateforme nantaise de vêtements de seconde main pour enfants a été placée en redressement judiciaire et cherche un repreneur.

L’entrepôt de Smala, à Carquefou.

L’entrepôt de Smala, à Carquefou. NLP - IJ

C’est un changement de trajectoire radical auquel doit faire face Smala. En mai 2025, Aude Viaud, cofondatrice de la plateforme nantaise de vêtements de seconde main pour enfants, expliquait que l’entreprise avait atteint la rentabilité depuis quelques mois. Six mois plus tard, elle se félicitait d’une levée de fonds participative de 546 200 euros, destinée à industrialiser la chaîne logistique et développer l’offre de produits neufs et de déstockage. Mais depuis juillet 2026, l’entreprise cherche un repreneur.

Fondée à Nantes en 2016, « Il était plusieurs fois » a été rebaptisée Smala en 2022 avant de progressivement élargir son modèle. La revente de vêtements d’occasion avait d’abord été complétée par le déstockage d’invendus, puis par le lancement de Smala Collection, sa propre gamme de vêtements neufs pour enfants, en avril 2025. Quelques mois plus tard, Aude Viaud indiquait que cette dernière représentait déjà plus de 15 % du chiffre d’affaires.

À l’automne 2025, Smala comptait 80 000 clients actifs et traitait jusqu’à 3 500 nouveaux articles par jour dans son entrepôt de 4 000 m2. L’entreprise employait alors 45 salariés et prévoyait encore de créer 13 postes d’ici 2026. Fondé sur le rachat, le contrôle, le stockage et la revente des vêtements, son modèle implique des coûts logistiques et une gestion des stocks importants.

Le tribunal de commerce de Nantes a ouvert le redressement judiciaire le 1er juillet 2026, avec une période d’observation courant jusqu’au 1er janvier 2027. Me Olivier Thébaud, du cabinet Philippe Delaere et Associés, a été désigné mandataire judiciaire. Des candidats peuvent présenter une offre de reprise. Elle porte notamment sur les stocks, la marque, la clientèle et le matériel d’exploitation.

Sollicitée par la rédaction au sujet de la procédure en cours, la direction de Smala n’a pas souhaité s’exprimer.

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