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Interplume : vers l’autonomie énergétique grâce à dix-sept trackers solaires

Spécialisée dans le traitement des plumes et duvet, Interplume a inauguré ce jeudi 30 mai son parc de dix-sept trackers solaires (panneaux photovoltaïques montés sur un bras articulé).

Les dix-sept trackers solaires sur le site d'Interplume, à Sainte-Hermine (Vendée). Photo Leo Panchevre

À ce jour, c’est la plus grande installation de ce type en Pays de la Loire. Le montant de l’investissement s’élève à 1,20 million d’euros, intégralement financé par la société basée à Sainte-Hermine (CA 2023 11 millions d’euros, trente salariés). Pour ce projet, Interplume a choisi le fabricant breton OkWind, installé près de Rennes.

« Notre cœur de métier, c’est la production d’énergie solaire à partir de trackers. À la différence des panneaux photovoltaïques qui sont fixes, ces installations suivent le soleil tout au long de la journée pour récupérer le maximum d’énergie et produire le maximum d’électricité », explique Sylvain Girard, responsable de marché chez OkWind. Et le résultat est là : un tracker solaire produit jusqu’à 70 % de plus qu’un panneau photovoltaïque traditionnel.

Pour Jean-Philippe Catusse, président d’Interplume, l’objectif est de « consommer 100 % de l’énergie produite sur place, objectif quasiment atteint » onze mois après la mise en service du parc. Les trackers sont répartis sur deux zones : onze au niveau de l’usine, un site fortement consommateur, et six au niveau de la station d’épuration directement reliée à l’usine. Dans le cadre de son process de fabrication, Interplume a en effet l’obligation de retraiter ses eaux usées. « L’énergie produite à partir des trackers couvre 15 à 20 % des besoins énergétiques de l’usine, et 35 à 40 % de ceux de la station d’épuration », précise Jean-Philippe Catusse.
Pour l’heure, entre l’explosion du prix de l’énergie ces deux dernières années et le montant de l’investissement, le dirigeant se refuse à parler d’économies. « Disons que sans ces trackers, la facture énergétique d’Interplume en 2024 serait 400 000 € plus élevés qu’elle ne l’est aujourd’hui. » Convaincu par l’équipement, Jean-Philippe Catusse envisage concrètement d’agrandir son parc en 2025.