Couverture du journal du 16/02/2024 Le magazine de la semaine

Gréau Polyester adopte les exosquelettes

Basée aux Achards, Gréau Polyester fabrique des pièces en polyester (résine et fibre de verre) pour les secteurs nautique, modulaire, automobile, agricole et design. L’entreprise de 22 salariés a investi 11 000 € dans des exosquelettes pour soulager deux de ses collaborateurs dans leurs gestes quotidiens. Une réflexion est menée en interne pour équiper d’autres corps de métiers dans les années à venir.

Un salarié de chez Greau Polyester équipé d'un exosquelette ©Greau Polyester

« Le bien-être au travail est une priorité chez Gréau Polyester, explique Laurent Gentreau, le directeur du site. Au sein de notre service fabrication, nous avons déjà équipé les collaborateurs en cabines de bras articulés au bout desquels des pistolets projettent la résine et la fibre de verre. Cela reste manuel, mais ces bras intègrent un ressort qui allège l’effort. On tire sur le pistolet et il revient automatiquement. C’est juste un réglage de tension à faire », déclare-t-il. Et de poursuivre : « Mais c’est surtout à l’étape de la finition que la pénibilité du travail est la plus forte. Une fois la pièce découpée, elle doit ressortir “poli miroir”, le plus haut niveau de finition du polissage. Cela implique de poncer et lustrer, deux activités extrêmement répétitives, à longueur de journée. Il se trouve que, dans le service, nous avions deux salariés présentant des problèmes d’arthrose et de ligament au niveau des épaules. On a alors cherché les solutions les mieux adaptées pour les soulager et testé deux exosquelettes du fabricant vendéen Gobio. Les essais étant concluants, nos salariés sont équipés depuis un peu plus d’un mois et, même si les effets s’observent sur le long terme, ils ressentent déjà plus de souplesse dans leurs gestes et mouvements du quotidien. Évidemment, tous nos métiers n’ont pas besoin d’exosquelettes, insiste le responsable. C’est un investissement (5 500  l’unité), mais nous menons des études pour cibler les postes sur lesquels les tendons et les ligaments sont les plus sollicités afin d’envisager l’achat d’équipements supplémentaires dans un avenir proche. »