Couverture du journal du 25/09/2020 Consulter le journal

Formation : un plan anti-crise pour les TPE-PME

L’Opérateur de compétences (Opco) des entreprises de proximité a lancé un plan d’accompagnement des TPE-PME. Il permet le développement de formations à distance à destination de leurs salariés.

A young woman studying with a laptop computer in a home.

Lors d’un webinaire organisé le 27 avril par le syndicat patronal CPME Pays de la Loire, l’Opérateur de compétences des entreprises de proximité (Opco EP) a expliqué le plan anti-crise mis sur pied pour soutenir les TPE et PME dans leurs projets de formation. Un plan qui vaut pour la période de confinement et la sortie de crise. « Nous avons réalisé un appel régional et national auprès des organismes capables de proposer de la formation à distance. Ces formations sont réper­toriées sur notre site Opcoep.fr, dans un catalogue non exhaustif, indique Renaud Dorchy, directeur du 
dialogue territorial pour l’Opco EP. Le but étant d’intensifier le recours à la formation pour les entreprises qui souhaitent profiter de cette période pour développer les compétences de leurs salariés. »

UNE PRISE EN CHARGE À 100%

Ainsi, des règles de financement spécifiques ont été élaborées pour la formation ouverte et à distance (FOAD). Pour les entreprises de moins de 50 salariés, l’objectif est d’assurer un financement à 100% des coûts pédagogiques, quelle que soit la branche professionnelle, sans reste à charge pour les TPE-PME, y compris celles en activité partielle. Pour les autres entreprises, l’Opco EP regroupera des demandes pour proposer un projet commun inter-entreprises.

La prise en charge est de 100% pour les TPE-PME en activité partielle, via le Fonds national pour l’emploi ou sur les fonds de l’Opco.  Pour celles qui ne sont pas en activité partielle, la prise en charge des salaires se fait sur la base d’un forfait salaire de 12 € par heure de formation. Mais, attention, si l’entreprise peut être en activité partielle pour en bénéficier, le salarié concerné, lui, ne doit pas l’être. « Il est interdit de faire de la formation lorsqu’on est au chômage partiel. La formation est liée au contrat de travail donc elle doit être mise en œuvre lors des heures travaillées », prévient Renaud Dorchy.

UNE AIDE À L’ÉQUIPEMENT

Par ailleurs, les critères d’éligibilité d’une formation restent inchangés. Pour en faire la demande, l’entreprise peut se tourner soit vers la Direccte soit vers l’Opco. Renaud Dorchy insiste : « L’Opco va assurer l’accompagnement, la subrogation de paiement pour l’entreprise qui n’aura rien à débourser, puis un bilan de l’opération. Il décharge l’entreprise de l’avance de trésorerie et de la charge administrative. »

Pour les salariés sans équipement informatique, toute branche concernée, ou en cas de mobilisation de financements externes pour les entreprises de plus de 50 salariés, le financement pourra inclure une aide à l’achat du premier équipement informatique pour les stagiaires en difficulté, à raison de 500 € par salarié concerné.

À noter que la demande de formation peut être faite relativement tard par rapport au démarrage de la formation, « de manière rétroactive ou au dernier moment », précise Renaud Dorchy.