Les vitrines brisées ne sont que la partie visible des conséquences des événements du 17 octobre. À Nantes, les pillages et dégradations ont contraint certaines enseignes à fermer et l’activité a été perturbée dans la majorité des boutiques du centre-ville.
Pour les commerçants, le choc est à la fois financier et humain. Dans un communiqué publié le 20 octobre, Plein Centre, l’association des commerçants et artisans du centre-ville, rappelle que près de 70 % des commerces du centre-ville sont indépendants. Derrière les enseignes connues du public se trouvent parfois de petites entreprises familiales. C’est le cas de la boutique The North Face, intégralement pillée le 17 octobre et exploitée par un couple de commerçants indépendants. « Les dégâts et les fermetures imposées constituent un nouveau coup de massue pour des professionnels qui ont consacré des années, parfois toute une vie, à construire leur activité », souligne l’association, qui fédère près de 340 commerces.
Des indemnisations incertaines
Le coût des violences ne se limite pas aux marchandises perdues et aux réparations. Les fermetures et les perturbations d’activité pèsent également sur les recettes. Plein Centre rappelle que « la prise en charge des dommages dépend des contrats souscrits auprès des assurances » et que la garantie Pertes d’exploitation est distincte de celle couvrant les dommages matériels.
Dans ce contexte, l’association a engagé une démarche de terrain pour prendre contact avec les commerçants touchés, recenser leurs besoins et les accompagner dans leurs démarches. Elle appelle également les Nantais à revenir dans le centre-ville et privilégier les commerces locaux. Pour les commerces concernés, l’enjeu est désormais de réparer les dégâts et de reprendre au plus vite leur activité, dans un contexte économique déjà tendu.
Leurs salariés sont eux aussi impactés. Si l’activité partielle peut aider les employeurs contraints de fermer, elle ne garantit pas le maintien de leur salaire. De quoi renforcer les inquiétudes des équipes et de leurs proches avec l’annonce de nouvelles manifestations les 24 et 31 octobre prochains.
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