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Démographie : une croissance régionale supérieure à la moyenne

La Loire-Atlantique a gagné, au 1er janvier 2019, 100 000 habitants en six ans et Nantes 26 090, affirmant ainsi son attractivité alors que le reste de la région des Pays de la Loire marque une progression moindre, se plaçant toutefois à la troisième place pour son dynamisme démographique.

La commune de Nantes compte désormais 318 808 habitants gagnant 1 555 habitants par an entre 2013 et 2019., croissance

La commune de Nantes compte désormais 318 808 habitants gagnant 1 555 habitants par an entre 2013 et 2019. © iStock

Les derniers chiffres publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) établissent à 3 806 461 le nombre d’habitants dans la région. Cette hausse de 0,7 % est supérieure à la moyenne nationale de 0,4 %, mais inférieure à la Loire-Atlantique qui fait encore figure de locomotive avec 1,2 % et 1 429 272 habitants. Mais les statisticiens de l’Insee notent que le rythme décélère puisque la région avait gagné 30136 habitants chaque année entre 2008 et 2013 contre 24268 habitants par an entre 2013 et 2019. La Vendée accuse une progression moins soutenue (+0,7 %) et le Maine-et-Loire une croissance modérée (+0,4 %).

À LA TROISIÈME PLACE DES RÉGIONS

Les Pays de la Loire se retrouvent juste derrière la Corse et l’Occitanie. « La région n’échappe pas au ralentissement de la croissance démographique observé dans la majorité des régions françaises. La dynamique démographique est positive dans 57 % des communes contre 74 % sur la période précédente. Elle est plus particulièrement positive dans les communes de plus de 10000 habitants», précise l’étude de l’Insee, qui note : « l’augmentation de la population est plus localisée que par le passé. La croissance démographique se recentre autour des grandes métropoles de la région». Elle est ainsi particulièrement marquée dans l’agglomération nantaise et sur le littoral. En revanche, la population diminue notamment au nord de la Loire-Atlantique et au sud de la Vendée.

C’est l’intercommunalité nantaise qui arrive en tête des plus fortes accélérations démographiques, devant celles d’Angers, Saint-Nazaire, les Sables d’Olonne et Guérande.

En Loire-Atlantique, l’accroissement de la population s’est recentré autour de Nantes. La commune de Nantes s’est accrue de 9335 habitants en six ans, concentrant 47 % de cette augmentation, sa population atteignant désormais les 318 808 habitants. De son côté, la métropole gagne 55 306 habitants, soit un total de 664504 habitants.

En Vendée, l’agglomération des Sables d’Olonne connaît une forte dynamique démographique. croissance

En Vendée, l’agglomération
des Sables d’Olonne connaît une forte dynamique démographique. © iStock

FORTE PROGRESSION DE LA PREMIÈRE COURONNE NANTAISE

« Au sein de l’agglomération nantaise, 11 des 23 autres communes ont vu leur population croître de plus de 200 habitants par an sur la période : Saint-Herblain (+605), Rezé (+560), Vertou (+455), Orvault (+380), Couëron (+370), Saint-Sébastien-sur-Loire (+315), Thouaré-sur- Loire (+290), Carquefou (+290), Sautron (+250), Bouaye (+240) et Bouguenais (+205). Sur le littoral, les plus fortes augmentations de population concernent Saint-Nazaire et Pornic, avec des gains respectifs de 480 et 260 habitants par an entre 2013 et 2019 » précise l’Insee.

Du côté des chutes de démographie, comme pour la période précédente, la commune du Pouliguen, voisine de La Baule, enregistre une nouvelle baisse, la plus forte du département, de 2,4 %. Suivent Soulvache et Paimboeuf (-1,3 %) et Batz- sur-Mer (1 %).

Saint-Nazaire est la deuxième commune la plus peuplée du département avec 71394 habitants, devant Saint-Herblain, 47 415 habitants, Rezé, 42919 habitants, Saint-Sébastien- sur-Loire, 27493 habitants étant juste devant Orvault, à 27 209 habitants.

Les plus fortes progressions sont enregistrées en particulier dans le Pays de Retz, par Bouaye (+3,4 %) qui arrive en tête, devant Sautron (+3,3 %), Saint-Léger-les-Vignes (3,2 %), Thouaré-sur-Loire (3,1 %) et Grandchamps-des-Fontaines (+2,9 %).

VENDÉE : RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE

Au 1er janvier 2019, la Vendée comptait 685442 personnes. Ce département reste dynamique, contribuant pour 21 % à la progression de population des Pays de la Loire, alors qu’elle rassemble 18 % de ses résidents. « Elle gagne 4990 habitants par an entre 2013 et 2019, l’équivalent de la commune de Mouilleron-le-Captif. La population de la Vendée progresse de 0,7 % en moyenne chaque année. Ce rythme, équivalent à la moyenne régionale est presque deux fois supérieur à la moyenne nationale, plaçant le département au 15e rang des départements métropolitains», constate l’Insee.

En revanche, la Vendée est aussi le département qui connaît le plus fort ralentissement démographique au sein des Pays de la Loire. « Le ralentissement concerne toutes les inter-communalités vendéennes sauf l’agglomération des Sables d’Olonne qui se distingue en gagnant près de deux fois plus d’habitants qu’auparavant», souligne l’Insee. Sans surprise, les communes en croissance démographique se situent principalement sur une large bande littorale allant de Notre-Dame-de-Monts à Grues et au nord du département. À l’opposé, la communauté de communes de l’île de Noirmoutier perd, elle, de la population.

Source : Insee Analyses Pays de la Loire. Décembre 2021.