Couverture du journal du 18/06/2021 Consulter le journal

Carquefood : La première halle à manger de l’agglo nantaise est ouverte

Florence Corre a ouvert le 17 mars à Carquefou une halle à manger, Carquefood, dans la zone d’activités de La Fleuriaye. Avec six corners de restauration dans un local de 767 m2. Prometteur.

Florence Corre

Florence Corre © I.J

C’est une grande tendance : ces « food hall » qui rassemblent plusieurs enseignes dans un même espace de restauration essaiment un peu partout, en France et dans le monde. Depuis le 17 mars, Carquefou a son Carquefood. Créé par Florence Corre, il dispose de cinq corners de restauration et d’un bar à vins et bières, dans un local de 767 m2, vide depuis 2018. L’espace était auparavant occupé par une cafétéria Casino. La capacité de l’espace est évaluée à 500 couverts par jour. Covid oblige, il n’est pour l’instant pas possible de s’attabler sur les grandes tables qui seront installées plus tard. Les commandes se font uniquement à emporter. La jauge est de 77 personnes à la fois, régulée grâce à un comptage avec jetons comme dans d’autres magasins. « Nous connaissons un beau succès avec 300 repas par jour en moyenne », se félicite la directrice Florence Corre.

La cible ? Les 2 700 salariés qui – habituellement – peuplent la zone d’activités de La Fleuriaye. « Une étude de 2018 menée par le groupement interentreprises du site montrait que les salariés étaient en attente d’une offre de restauration plus diversifiée. Le projet s’adresse donc à eux dans un premier temps. Mais nous envisageons aussi d’ouvrir le soir et le week-end. » Le lieu est d’ailleurs destiné à être « un espace de vie » avec la possibilité d’y organiser des soirées privées ou professionnelles, des dégustations, des ateliers cocktails ou encore des manifestations culturelles.

Carquefood

Carquefood

DEUX EMBAUCHES PRÉVUES

Par ailleurs, il s’agit d’un projet entièrement privé. « Le plan local d’urbanisme métropolitain n’a pas dû être modifié et la mairie n’est pas intervenue. Les fonds utilisés sont privés également », indique Florence Corre. Celle-ci a été pendant douze ans directrice générale des services périscolaires de Nantes. Dans son projet de reconversion, elle pensait au départ ouvrir un restaurant classique, avec un espace de 50 m2. Mais après avoir visité l’endroit, elle a « un coup de cœur » et se lance pour un projet plus grand et un peu différent. Florence Corre a constitué une SASU et est directrice d’exploitation du site. Elle s’occupe de l’intendance de la salle. Une autre personne collabore avec elle mais elle souhaiterait, à terme, en embaucher deux autres. Les restaurateurs sont indépendants et ont signé des contrats de sous-location et de prestation. Les entreprises nantaises Volumes Carrés (maîtrise d’ouvrage) et Before After Home (décoration intérieure) ont été choisies pour la rénovation du lieu. Reste à aménager l’espace de coworking ainsi qu’un coin salon.

LES ENSEIGNES PRÉSENTES

Carquefood compte cinq corners de restauration. Fow et sa cuisine du monde, Midimidi avec des salades déclinées aussi en foccacias, la cantine végétarienne et épicerie Smäag, les burgers de Tonton Burger et les pizzas artisanales de Ze Pizza. Au centre de l’espace, un grand bar à vins et bières, Forty Eight. Florence Corre a reçu d’autres candidatures mais ne prendra pas d’autres restaurateurs.

 

FOOD HALL DE NANTES : TROIS ANS DE RETARD

Un food hall de 1 000 m2 doit aussi voir le jour sur l’Île de Nantes, dans un large projet de rénovation des halles à côté de l’école des Beaux-Arts. Prévu au départ pour être livré au second semestre 2020, le projet accuse un grand retard « lié à la crise du Covid qui a mis à l’arrêt le chantier pendant six mois, à cause du retard sur l’opération voisine Creative Factory qui occupait le site pour sa base vie jusqu’en septembre 2020 ; ce retard était lui-même lié à plusieurs facteurs en raison d’un dépôt de bilan d’une entreprise, puis d’un contentieux avec une autre qui a nécessité l’arrêt du chantier », explique la Samoa, qui a sélectionné le groupe Chessé pour la maîtrise d’ouvrage du projet. Le calendrier de livraison est aujourd’hui décalé au deuxième semestre 2023.