Couverture du journal du 26/11/2021 Consulter le journal

Arnaud Ringeard veut aider les entreprises à créer de la valeur ajoutée

Réélu président de la CCI de Vendée le 18 novembre, Arnaud Ringeard a deux priorités pour son nouveau mandat : inciter les entreprises de Vendée à mieux exploiter leur savoir-faire et inventer des solutions sur le territoire pour trouver la main-d'œuvre qui leur manque.

CCI Vendée élus de la mandature 2022 2027

Arnaud Ringeard, président de la CCI de Vendée entouré des élus de la mandature 2022-2027 ©CCI de Vendée

Unique candidat à sa succession, Arnaud Ringeard repart officiellement pour un mandat de cinq ans (2022-2027) à la présidence de la CCI de Vendée. Deux dossiers seront particulièrement au cœur de sa mandature : aider les entreprises à créer de la valeur ajoutée et trouver des solutions pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre. « Les entreprises vendéennes sont souvent loin dans la chaîne de sous-traitance et le département est un exportateur de deuxième ou de troisième rang », constate Arnaud Ringeard, dirigeant du groupe de transport et de voyage yonnais Fast (2 200 salariés). La CCI veut engager une démarche pour accompagner les industriels dans le développement d’activités à plus forte valeur ajoutée en partant de l’excellence de leur savoir-faire. « Nous voulons les aider à réfléchir aux actions à mener, leur apporter des clés de progression en travaillant leur savoir-faire pour la création de produits, la diversification ou s’ouvrir de nouveaux marchés en France ou à l’export  », argue Arnaud Ringeard. Réunions d’information, accompagnement collectif et individuel avec des experts, veille et études de marché, ainsi que visites d’entreprise, sont au programme pour contribuer à alimenter la réflexion et l’ouverture d’esprit des industriels. « Il faut pousser plus fort les savoir-faire industriels du territoire », résume le président.

« Trouver des solutions à l’intérieur même du territoire »

L’autre sujet qui occupera les commissions de la CCI est la pénurie de main-d’œuvre qui pénalise la reprise économique et freine les projets de développement des entreprises vendéennes. « Il faut que nous trouvions des solutions à l’intérieur même du territoire car les autres départements sont dans la même situation », indique Arnaud Ringeard. Et, de surcroît, s’ajoutent les problèmes de logements pour accueillir des candidats exogènes ». Parmi les pistes évoquées : l’aide au retour à l’emploi des 22 000 chômeurs de Vendée avec Pôle emploi et les structures d’insertion. « Il faut favoriser la rencontre de l’offre et des ressources », résume le président. Parmi les autres pistes à explorer, l’intelligence artificielle, la robotisation ou la mécanisation de tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée permettant de réallouer des salariés à d’autres postes au sein de l’entreprise. « Ce sont les solutions les plus immédiates pour pallier les besoins de main-d’œuvre. »

« Acculturer monde de l’enseignement et monde de l’entreprise »

Parmi les solutions à plus long terme, la CCI poursuivra son travail d’ajustement de la formation des jeunes aux besoins des entreprises du territoire en multipliant les rencontres avec les élèves et les enseignants. « Il faut acculturer les deux mondes pour mieux se comprendre », défend Arnaud Ringeard.  Pour le président, « l’alternance est un atout en la matière. On la développe à travers nos propres écoles de formation initiale, dont le Cipecma (BTS), Audencia (Mastère) ou l’IA (Bachelor et BTS) et à travers notre offre de formation continue ».

Pour attirer des compétences, Arnaud Ringeard ne croit pas à la surenchère salariale . « C’est un jeu à somme nulle. Car si on attire une recrue c’est au détriment d’une autre entreprise », argue le président. Selon lui, « la hausse de salaire peut régler le problème de la fidélisation. Pas du volume de compétences disponibles sur le territoire ».